dimanche 8 mars 2015

La sagesse de Dieu du Jardin d’Eden à la Nouvelle Jérusalem


Éliane COLARD

(Message 1. donné au cours d’un séminaire Prophétique en Guadeloupe : Mai 2014).

Ce soir je vais parler de la façon dont Dieu a choisi de manifester sa sagesse au travers de 3 réalités spirituelles distinctes qui vont affecter le monde et toute la création. Nous verrons ensemble comment s’articule le témoignage de cette Sagesse divine, au travers du symbolisme des pierres précieuses recouvrant ces trois réalités spirituelles. Nous verrons aussi de quelle manière le chemin de cette sagesse décrit en même temps 3 étapes dans la relation de Dieu à l’humanité, du commencement des temps jusqu’à leur achèvement. 
 
Il est dit de cette Sagesse qu’elle était au commencement avec Dieu ; par elle il a fondé la terre.
(Proverbes 3/19). 
Elle est matérialisée par les pierres précieuses présentes dans le Jardin d’Éden au commencement (Ézéchiel 28) et dont le livre de l’Apocalypse dit quelles ornent les fondements de la muraille de la Nouvelle Jérusalem, épouse de l’Agneau. Elle est ainsi, présente au commencement de toutes choses mais également à la fin au temps de leur consommation.

On parle peu de l’Épouse, la Jérusalem Céleste; or c’est une réalité que Dieu veut remettre à l’ordre du jour en ces temps ci, car c’est la finalité de l’église. Nous verrons que la fin des temps sera marquée par la manifestation croissante de deux femmes qui seront toutes deux des émanations de l’église : l’Épouse et la Prostituée. L’une aura tiré sa croissance de façon permanente du Vrai Cep, tandis que l’autre se sera au fil du temps laissée tenter par le fruit d’un faux Cep.

Certains chrétiens ne sont pas conscients du fait que l’Épouse de l’Agneau (Apoc. 21) est le but et la finalité de Dieu depuis la tragédie de la chute et du péché au jardin d’Éden. Pourtant c’est bel et bien là, l’aboutissement de notre marche avec Dieu : être l’Épouse préparée que Jésus viendra prendre pour être avec Lui quand les temps seront consommés. C’est l’aboutissement de l’œuvre de rédemption en Christ qui est de nous ramener à la communion parfaite rompue dans le Jardin d’Éden. Et tout ce qui est donné dans la Bible pour notre instruction et notre édification converge vers ce seul but.

En effet, alors que tout a commencé dans un Jardin, la Révélation de Jean (l’Apocalypse) nous montre que tout finira dans une Ville appelée l’Épouse de l’Agneau, qui sera l’habitation de Dieu au milieu des hommes, réalisation suprême de L’Emmanuel : Dieu avec nous.

Les pierres précieuses de la sagesse divine dont je vais parler concernent la connaissance spirituelle. Il s’agit de la vraie Science des Mystères qui lorsqu’elle concerne l’église, comme nous le verrons plus loin, intègre aussi des dons de Dieu pour la croissance et l’édification du Corps de Christ dans la vérité. Un de ces mystères comme nous le verrons est le Christ dont Paul dit qu’Il est le mystère de Dieu dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science (Colossiens 2/3).

Les pierres précieuses de la sagesse de Dieu.

Ces pierres précieuses sont décrites de façon précise et quasi similaire dans 3 textes de la Bible : Ezéchiel 28, Exode 28 et Apocalypse 21.

Les pierres décrites en Ezéchiel 28 sont : sardoine, topaze, diamant, chrysolithe, onyx, jaspe, saphir, escarboucle, émeraude.

Celles décrites en Exode 28 sont : sardoine, topaze, émeraude, escarboucle, saphir, diamant, opale, agate, améthyste, chrysolithe, onyx, jaspe.

Et enfin, les pierres décrites en Apocalypse 21 sont : jaspe, saphir, calcédoine, émeraude, sardonyx, sardoine, chrysolithe, béryl, topaze, chrysoprase, hyacinthe, améthyste.

Ézéchiel 28 montre une partie de ces pierres recouvrant un Chérubin, un être angélique qu’ Ésaïe décrira comme un astre brillant, fils de l’aurore. Ensuite Exode 28 évoque la présence de ces pierres sur le Pectoral du souverain Sacrificateur de l’Ancienne Alliance. Enfin, on trouvera également de ces pierres sur les fondements de la Jérusalem Céleste décrite à Jean comme étant l’Épouse de l’Agneau. 
 
La présence des pierres en ces divers endroits ainsi que leurs caractéristiques, revêtent une importance capitale qui doit absolument nous interpeller : 
 
Le Chérubin d’Ézéchiel 28, possède 9 de ces pierres précieuses, alors que le Pectoral du souverain sacrificateur et les fondements de la Nouvelle Jérusalem en possèdent respectivement 12.

Par ailleurs, les fondements de la Nouvelle Jérusalem et le Pectoral du souverain sacrificateur de l’Ancienne Alliance partagent 7 pierres communes, alors que le Chérubin n’en possède que 6 de communes avec les deux autres. En outre, certaines pierres présentes sur le chérubin, sont absentes de la Nouvelle Jérusalem, tout en étant présentes sur le Pectoral de l’ancienne Alliance. De même, certaines pierres de la Nouvelle Jérusalem sont absentes à la fois du Chérubin et du Pectoral du souverain sacrificateur. Enfin, si les 9 pierres présentes sur le Chérubin se retrouvent en totalité sur le Pectoral, celui ci en possède 3 de plus que Dieu n’avait pas octroyé au Chérubin.
 
Tous ces détails, loin d’être anodins, sont pleinement significatifs en ce qui concerne le plan de Dieu dans la création et pour l’humanité ainsi que Son but au travers des deux Alliances. 
 
Ces pierres évoquent dans leur ensemble toute la connaissance spirituelle mise à disposition dans la création dans le but de la mettre en présence des vertus de la divinité. C’est à cause de cela que Paul dira aux Romains que les perfections invisibles de Dieu sont perceptibles dans la création au point que les hommes sont coupables de ne pas y reconnaitre la marque d’un Créateur. 
 
Ces pierres sont comme un témoignage de la sagesse de Dieu en ce sens qu’elles sont là pour donner à l’homme de « connaitre » Celui qui habite une lumière inaccessible et à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. C’est pour cela que nous voyons qu’elles sont présentes dès le commencement dans le Jardin d’Éden où Dieu se rencontrait avec l’homme, là où avait lieu le contact entre le naturel et le spirituel, entre le terrestre et le céleste. C’est ce que nous révèlera le texte d’Ézéchiel 28 ; le livre de la Genèse ne nous donne pas tous ces détails mais cela n’a pas d’importance puisque nous les retrouvons ailleurs dans la Bible.

Je vais un instant m’arrêter à la symbolique des chiffres concernant ces pierres présentes en ces 3 lieux.
Dans la Bible, généralement le chiffre 7 parle de la perfection, le 12 du gouvernement divin, le 6 de l’humanité dans la création et le 9 du rejet.

Les 6 pierres partagées à la fois par le Chérubin, le Pectoral du souverain Sacrificateur et la Nouvelle Jérusalem évoquent la sagesse de Dieu, ses qualités invisibles, sa puissance éternelle et sa nature divine révélées de tous temps dans et à la création pour que celle-ci le connaisse et le glorifie comme le Créateur de toutes choses..

Les 7 pierres communes au pectoral et à la Jérusalem Céleste sont des pierres de sagesse représentant les perfections invisibles de Dieu révélées à ceux qu’Il a choisis afin qu’ils Le connaissent et Le glorifient comme Dieu. 
 
Le pectoral et la NJ possèdent 12 pierres mais qui ne sont pas toutes exactement les mêmes ; néanmoins, ce nombre de 12 parle de la sagesse de Dieu dans son gouvernement au milieu de son peuple; gouvernement qui va être différent dans sa nature et sa vocation selon qu’il s’agira de l’Ancienne ou de la Nouvelle Alliance. C’est pourquoi si le Pectoral du souverain sacrificateur et la Nouvelle Jérusalem possèdent tous deux 12 pierres précieuses, 5 des pierres de la NJ ne seront pas retrouvées sur le Pectoral pour une raison relative à la vocation de la Nouvelle Alliance et aux caractéristiques propres de la Nouvelle Jérusalem.

Le Chérubin qui possède 9 pierres, fut rejeté de la présence de Dieu dans le Jardin, comme nous le verrons plus loin, à cause de son orgueil et sa prétention à être l’égal de Dieu. Mais les pierres précieuses dont il avait été revêtu sont des pierres qui portaient au commencement l’empreinte de qualités et vertus divines et recélaient des propriétés spirituelles bienfaisantes. Elles indiquaient qu’une partie de la sagesse divine avait été déposée en lui. Ézéchiel 28 dit de cet être angélique qu’il était plein de « sagesse », parfait en beauté
 
Au travers de ces 3 textes et des 3 réalités spirituelles, nous verrons l’évolution de l’expression de la sagesse de Dieu du jardin d’den à la Nouvelle Alliance en passant par l’Ancienne Alliance. 

1 : La sagesse de Dieu dans le jardin d’Éden

En plusieurs endroits, la Bible mentionne le fait que la Sagesse était avec Dieu au commencement, avant la fondation du monde. Elle était là dans le Jardin d’Éden avant que Dieu n'y fasse entrer l’homme Adam ; car celui-ci fut créé sur la terre avant d’être admis en Eden. Le Jardin d’Éden était le lieu où Dieu et l’homme pouvaient se rencontrer : un lieu où ce qui était naturel, physique, matériel pouvait évoluer en connection avec le spirituel. Un lieu hybride où ces deux dimensions pouvaient interagir. Ce qui n’était pas possible sur la terre qui représentait le monde physique et naturel sous tendu uniquement par les lois physiques de la création. Dans le paradis régi par des lois spirituelles, l’homme était doté de facultés à la fois naturelles et spirituelles : ses sens étaient développés dans les deux dimensions son esprit étant en communion avec le Dieu qui ne peut se rencontrer qu’en esprit puisqu’Il est Esprit. 
 
Les deux arbres « au milieu » du Jardin

Au commencement, il y avait au centre du jardin, l’arbre de la Vie, mais aussi l’arbre de la connaissance, représentant à eux deux tous les éléments de la sagesse divine (la connaissance spirituelle). Et il nous est montré là comment une partie de cette sagesse présente dans le Jardin fut pervertie. En effet nous voyons la présence en ce lieu de quelque chose qui n’aurait pas du s’y trouver du moins dans l’état de la description qui en est faite : il s’agit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Les deux arbres se trouvaient dans un positionnement central en Eden  « au milieu du Jardin » parce que tous deux devaient au départ servir le même but tout en ayant des vocations différentes : ils étaient tous deux décrits comme « l’arbre au milieu du jardin » : notez bien que c’est ainsi qu’Eve désigne au serpent l’arbre de la connaissance, en répondant à sa question pernicieuse touchant à l’interdiction divine, alors qu’il était clair que ce lieu « au milieu du jardin » correspondait également à l’emplacement de l’arbre de vie. C’est parce que ces deux arbres représentaient au commencement deux aspects d’une même réalité permettant d’entrer en connection avec le monde spirituel par la connaissance spirituelle ; car Dieu est Esprit et dans le Jardin l’homme le rencontrait en esprit ; le vêtement de gloire dont il était revêtu lui permettait de supporter la gloire de Dieu sans craindre d’être foudroyé. Mais à cause de sa désobéissance c’est la première chose dont il fut privé (Rom.3/23). Il fut vêtu après cela d’un autre type de vêtement : un vêtement qui correspondait à son état de déchéance, un vêtement non plus spirituel, céleste, glorieux et incorruptible, mais charnel, terrestre, naturel et corruptible : des peaux de bêtes. Parce que l’homme était devenu comme les autres créatures non vivifiées par le souffle de l’Esprit de Dieu, un être animal psychique. 
 
L’un des deux arbres représentait la connaissance à l’état brut, une science déconnectée de sa source et de son but, alors que l’autre représentait la sagesse en tant que source génératrice et but de toute connaissance. L’un disait : « voici ce que c’est que la sagesse et la connaissance ; alors que l’autre disait : « voici qui est la connaissance et la sagesse ».

Par l’absorption du fruit de l’arbre de la vie, la connaissance était centrée sur la personne même de Dieu. Jésus dira plus tard que la Vie éternelle c’est qu’ils te « connaissent » toi le seul vrai Dieu, il dira aussi qu’il est venu afin de faire connaitre le Père. C’est parce que par l’arbre de la vie l’homme entre dans la connaissance intime de Dieu. L’homme devait passer par cet arbre pour s’approprier ce que Dieu voulait lui communiquer, c’était Le chemin et c’est aussi ce que Jésus dira de lui-même : il est le chemin. 
 
Quant à l’autre arbre, il n’était pas appelé à être celui dont l’homme devait se nourrir. Il n’avait d’autre but que de glorifier Dieu en étant un témoignage de ses vertus et qualités.

La perversion de l’arbre de la connaissance

Tout ce que Dieu a créé au commencement était bon, Dieu n’a pas créé le mal ; or dans le jardin se trouvait cet arbre de la connaissance du bien et du mal. Sa présence était le signe qu’une perversion était entrée dans l’œuvre de Dieu ; et cela avant même qu’Adam pénètre dans le Jardin. Quelque chose s’était passé entre le moment où Dieu avait pris conseil d’y faire entrer l’homme et le moment où celui-ci y était entré de façon effective. Cet évènement est précisément la rébellion du Chérubin couvert des 9 pierres précieuses dont parle Ezéchiel 28/ 12- 17.

Ce texte nous apprend qu’il fut en effet un temps où cet être angélique de toute beauté et revêtu de 9 pierres précieuses vivait en Eden auprès de la montagne de Dieu, au milieu des pierres étincelantes et faisait la joie de Dieu. Il n’est pas parlé de la présence de l’homme en ce lieu à ce moment là, et on a l’impression d’une symbiose et d’un amour partagé entre cet être et Dieu son créateur.

Comment l’arbre de la connaissance bon à l’origine a-t-il pu être perverti ? Des éléments donnés par Esaïe 14 et Ezéchiel 28, nous comprenons que le Chérubin n’a pas apprécié le projet de Dieu de faire entrer l’homme dans Sa présence en Eden. Il fut jaloux de la gloire de Dieu mais aussi de l’homme qui était le couronnement de la création divine et à qui était destiné ce lieu de toute beauté : Eden. Il venait de comprendre que ce n’était pas pour les anges que Dieu avait créé le monde et le Jardin, mais pour l’homme. Hébreux 2/ 5 dit que ce n’est pas aux anges que Dieu a soumis ce monde-ci ni celui à venir, mais aux hommes. En effet, tout ce que Dieu a créé est pour l’homme, et cela comprend aussi le monde angélique qui avait pour but d’être aux ordres de Dieu pour servir les hommes. 
 
Donc l’arbre de la connaissance était un bon arbre au départ car Dieu n’est pas l’auteur de l’ivraie ; souvenons-nous de la parabole, c’est un ennemi qui en était l’auteur disait Jésus. Cependant, Dieu n’a pas arraché l’ivraie à ce moment-là, il y aura un temps pour cela. Et comme cela se vérifiera toujours, Dieu utilise l’adversaire pour éprouver ses créatures : ce sera toujours le but de l’adversité que nous vivons souvent comme une contrariété, mais d’où Dieu parviendra toujours à tirer quelque chose de bon pour ceux qu’Il appelle : Rom 8/ 28. Et Paul dira qu’avec l’épreuve ou adversité, Dieu prévoira aussi par avance le moyen d’en sortir. Et en l’occurrence, ce moyen était déjà dans le Jardin : l’arbre de vie : le rédempteur était déjà présent, Le vrai Cep dont la sève devait ramener la vie et les feuilles servir à la guérison des nations.

Lucifer le porteur de lumière devient Satan l’adversaire. 
 
Le nom du Chérubin était Lucifer. Nom qui signifie « porteur de lumière » non mentionné en tant que tel dans la Bible courante, sinon dans la Vulgate. Il tire sa signification du terme porteur de lumière mentionné en Ésaïe 14 : c’est ‘l’astre brillant, fils de l’aurore’. Ce sont les Romains qui le nommaient Lucifer : autre nom de l’étoile du matin ; et pour eux il représentait le dieu des lumières et de la connaissance. En hébreu l’astre brillant se dit HêYLêL et signifie bien « porteur de lumière », ce qui était sa vocation à l’origine. Mais à cause de sa jalousie et son orgueil, il s’est rebellé et opposé à Dieu. Ézéchiel dit de lui qu’il était intègre dans ses voies quand il fut créé jusqu’au jour où l’iniquité fut trouvée en lui. Et il est devenu Satan, terme qui signifie adversaire, ennemi. Et il sera toujours l’adversaire de tout ce qui fait la joie de Dieu, objet de son affection c'est-à-dire l’homme. 
 
Pierres perverties/sagesse corrompue : arbre de la connaissance souillé.

Dans le texte d’Ézéchiel 28 : il était dit d’une part que le Chérubin était plein de sagesse (verset 12), puis qu’il avait corrompu sa sagesse (verset 17). 
 
Les pierres de sagesse recouvrant le chérubin étaient aussi tombées avec lui dans sa chute pour devenir une sagesse pervertie. Satan avait été jeté hors du Jardin d’Éden, mais la trace de sa perversion était restée et l’arbre de connaissance (bon au départ) en portait désormais l’empreinte. A ce moment-là cet arbre est devenu l’arbre de la connaissance du bien et du mal : un arbre touché par la perversion et l’iniquité, raison pour laquelle Dieu a interdit à l’homme d’en manger.

La vie ou la mort au centre du Jardin

Les deux arbres situés au milieu du jardin, et destinés au départ à servir le même but, étaient devenus à cause de la perversion de Satan, deux portes d’entrée différentes et opposées pour un contact avec le spirituel. Deux voies distinctes de connaissance surnaturelle. L’une donnant accès à la vie (la vie éternelle : la connaissance de Dieu), l’autre constituant une entrée par effraction dans le domaine des choses cachées et donnant la mort. Dieu n’avait pas prévu que l’homme s’approprie la connaissance de cette façon. Il voulait que l’homme reçoive la connaissance spirituelle par le biais de l’arbre de la vie en connection avec le vrai Cep.

La connaissance n’est pas mauvaise en soi, tout dépend de la façon dont on se l’approprie et qui elle glorifie. L’arbre de la connaissance touché par la perversion ne glorifiait plus Dieu.
 
Tout en laissant l’arbre perverti dans le Jardin, Dieu n’a pas permis à l’homme d’y toucher. Mais Satan était saisi de jalousie envers l’homme, objet de l’amour de Dieu. Il voulait être le seul objet d’admiration, comme je l’ai dit il fut jaloux de l’amour de Dieu pour une autre créature c’est une des raisons pour lesquelles il était tombé dans l’iniquité et avait été déchu de sa place et chassé de la montagne de Dieu. Puis il avait entrainé d’autres anges dans sa rébellion. Il s’agit des puissances, dominations et autorités du monde céleste créées bonnes par Dieu et pour Dieu comme nous le dit Paul dans la lettre aux Colossiens (Col. 1/16), mais qui se sont éloignées de leur vocation et devenues à cause de cela des puissances du mal contre lesquelles Paul dira aux Ephésiens (Chap. 6) que nous avons à lutter. 
 
Donc, jaloux que l’homme ait été admis en ce endroit d’où il avait été chassé, Satan a poussé l’homme à court-circuiter l’interdit afin de l’attirer dans sa chute pour lui faire partager son sort. Il est appelé le séducteur et le tentateur, parce que depuis ce moment là et jusqu’à la fin, tout ce qu’il fera aura pour but de pousser l’homme à partager son destin qui est l’étang de feu préparé pour lui et tous ceux qui l’auront suivi (Apoc. 19, 20 et 21).

Après en avoir mangé, l’homme fut coupé de la communion avec Dieu, privé de l’arbre de la vie, et la lumière dont il jouissait est devenue ténèbres et il fut privé du vêtement qui lui permettait de supporter la présence de la gloire divine. 
 
En dehors de l’arbre de vie, toute connaissance spirituelle plonge dans les ténèbres de la mort. Le dévoilement des choses cachées provenant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal n’est pas la révélation mais l’occultisme : une science des mystères qui s’acquiert par effraction, et fait plonger l’âme et l’esprit de l’homme dans d’épaisses ténèbres qui le coupent de la communion avec Dieu : c’est la mort qui n’est pas uniquement physique mais spirituelle.

Signification des 9 pierres précieuses attachées à Satan.

Ces 9 pierres précieuses attachées à Satan lui confèrent non seulement une certaine sagesse et connaissance spirituelle, mais encore une part non négligeable de puissance spirituelle. La bible parle en de nombreux endroits de la puissance de Satan : puissance d’accomplir des signes et prodiges mensongers qui sont une contrefaçon des vrais dons de Dieu (2 Thes 2/9). Il en a manifesté avec Jannès et Jambrès les magiciens du Pharaon au temps de Moïse. Mais il est utile de préciser que les signes et les prodiges ne sont pas réservés à Satan. Daniel nous dit que c’est le Dieu des cieux qui opère des signes et des prodiges, et c’est pourquoi ceux de Satan sont considérés comme mensongers. Les signes et prodiges de Dieu ont des buts entièrement différents de ceux de Satan. Il est dit qu’ils sont destinés à appuyer le témoignage de la parole de Dieu : Hébreux 2/ 4 ainsi que Marc 16. Paul dira aux Corinthiens que les juifs demandent des signes et les grecs de la sagesse, mais que lui prêche Christ crucifié scandale pour les juifs, folie pour les païens mais puissance et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés. C’est là le fruit de l’arbre de vie dans toute sa substance : à la fois la vraie puissance et la vraie sagesse de Dieu révélée aux hommes : mais c’est en Christ qu’elles se trouvent. Et cette sagesse là était la botte secrète de Dieu cachée à Lucifer comme nous le verrons plus loin quand je parlerai de la pierre manquante que cet ange déchu n’avait pas reçu parmi toutes celles dont il fut couvert : l’Améthyste une pierre symbolisant la gloire de la royauté et dont la particularité est d’être marquée par l’humilité.

Ces 9 pierres précieuses sur le chérubin sont devenues par leur perversion, des contrefaçons des 9 dons spirituels décris dans la Bible en 1 Corinthiens 12 : 9 dons spirituels qui constituent des « arrhes » de l’Esprit dont Dieu dote le Corps de Christ pour lui permettre d’évoluer sur la terre dans une communion spirituelle restaurée en attendant le temps de la connaissance parfaite qui viendra lorsque l’incorruptibilité prendra définitivement la place de la corruptibilité. 
 
Mais les 9 pierres précieuses de Satan qui représentent toute la sagesse et la connaissance en sa possession, sont devenues 9 dons spirituels de ténèbres qu’il confie à son tour à ceux qu’il séduit et qui le suivent. Il ne cessera de tenter les hommes comme il a fait avec le premier Adam. Il les séduira par la convoitise d’une connaissance cachée d’où le terme « occultisme ». C’est une connaissance proposée aux hommes sans que la volonté de Dieu en soit à l’origine ; malheureusement, ceux qui cèderont à sa séduction connaitront le même sort que lui. Et c’est ce qu’il vise. Pervertir l’humanité en le privant de la vocation que Dieu lui adresse. 
 
La pierre manquante : l’Améthyste ! Gloire impériale et humilité.

Symbole de la Pierre ‘précieuse et choisie », Pierre angulaire de toute la Maison de Dieu, l’Améthyste, présente à la fois sur le pectoral du sacrificateur et les fondements de la Nouvelle Jérusalem, est absente du Chérubin. Dieu dans sa sagesse n’a pas doté ce dernier de cette pierre précieuse. Et il y a une raison à cela. Cette pierre était exclusivement réservée à ceux qui étaient chargés de véhiculer les perfections invisibles de Dieu (7 pierres communes au Pectoral et à la NJ) et non pas uniquement ses qualités invisibles (les 6 pierres communes aux 3). Les dons de Dieu placés sur le Chérubin portaient en eux même dès l’origine la marque de l’imperfection ; et avec la chute de Lucifer, ils ont porté la marque de la flétrissure.
 
Cette pierre, l’Améthyste, n’était destinée qu’à ce qui était appelé à être l’instrument et la finalité de Dieu dans la création. Elle est emblème de gloire impériale, et symbolise à cause de cela la royauté de Dieu, titre que le Chérubin avait voulu dérober au Créateur en voulant usurper son trône (Ez 28 et Esaïe 14). 
 
L’améthyste parle aussi de la gloire du Fils de l’homme. N’oublions pas que la bible dit que le mystère du fils de l’homme avait été caché aux anges. Le souverain sacrificateur représentant Jésus vrai souverain Sacrificateur des biens à venir dans la nouvelle alliance, était revêtu de cette pierre, car même si ce mystère était caché dans l’ancienne alliance, celle-ci la portait en germe. Cette pierre se retrouve sur les fondements de la Nouvelle Jérusalem car elle est appelée à refléter la gloire de Dieu et de l’Agneau.

Une autre particularité de l’Améthyste parmi toutes ces pierres de sagesse, est qu’elle représente l’humilité qui précède la gloire, une caractéristique du fils de l’homme qui a confondu les ténèbres; de sorte que Paul dira que si les chefs de ce siècle avaient connu cette sagesse ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de Gloire ; la gloire du Fils de Dieu était cachée dans son humilité : Emmanuel c’est Dieu qui se faisait homme : celui qui se rendant inférieur aux anges prit forme humaine afin de sauver l’humanité. Parce qu’il s’est abaissé à cette condition , Il a été souverainement élevé et a reçu un nom au dessus de tout autre nom afin qu’au nom de Jésus tout genoux fléchisse…Hébr 2/ 9 dit aussi que :«  celui qui a été abaissé pour un peu de temps au dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte ; à cause de cette mort il fut élevé à la perfection….

L’améthyste est pour toutes ces raisons, une pierre qui ne pouvait se retrouver sur Lucifer dont l’orgueil précisément précipita la chute. 
 
Le fait que la totalité des pierres du chérubin se retrouve sur le Pectoral est parfois générateur de confusion sur la source de la spiritualité à laquelle on fait face. C’est pourquoi il ne faut pas se fier à l’apparence des choses en matière de spiritualité ; la ligne de démarcation est ténue si on se tient à une sorte de fonctionnalité pragmatique. Les dons spirituels se ressemblent tout en étant très différents. Satan a la capacité de produire en apparence tous les 9 dons spirituels décrits par Paul. Il s’agit de connaissance spirituelle or celle-ci depuis la chute de Lucifer, n’est pas uniquement de source divine : et les deux sources provenant des deux arbres subsisteront côte à côte jusqu’à la destruction de Satan, du mal et de la mort.

Cependant si les 9 pierres du chérubin se retrouvent en totalité sur le Pectoral, nous constatons que le pectoral en comporte 3 de plus qui portent le nombre au complet quant à ce qui doit représenter le gouvernement divin au milieu des hommes. C’est parce que Dieu a prévu pour les humains une vocation supérieure à celle des anges. Comme j’ai dit plus tôt c’est aux hommes que Dieu a prévu de soumettre le monde, et le nombre de ces pierres sera le signe de cette vocation réservée à un peuple choisi qui fera la démonstration sur la terre de la sagesse divine. Nous verrons comment s’articule la démonstration de cette sagesse au travers des deux alliances. Deux alliances mais deux finalités dans la démonstration de la sagesse divine. 

2 : La sagesse de Dieu dans l’Ancienne Alliance


Urimn Thummim et les 12 pierres précieuses du Pectoral du souverain Sacrificateur.

Dans l’Ancienne Alliance conclue entre Dieu et le peuple d’Israël, le Pectoral, vêtement porté par le souverain sacrificateur, comportait 12 pierres précieuses. 
 
Exode 28/28 nous apprend aussi que ce Pectoral était étroitement attaché à l’Ephod où se trouvaient enchâssées 2 pierres d’Onyx gravées aux noms des 12 tribus d’Israël, à raison de 6 noms sur chacune de ces 2 pierres qui représentaient l’Urim et le Thummim. Il s’agissait de deux pierres de Connaissance par le moyen desquelles le sacrificateur recherchait pour le peuple la volonté de Dieu. Ces 2 pierres étaient le pendant des 12 pierres précieuses du Pectoral. Elles constituaient des « instruments de Révélation » donnés au peuple et par lesquels le sacrificateur consultait Dieu.
 
Ces deux mots Urim et Thummim, ont pour signification : « lumières et perfections ». Ils ont été diversement nommés « les lumières et la perfection, les brillants et les parfaits, la doctrine et le jugement, la déclaration et la vérité, ou encore la manifestation et la vérité », manifestation étant entendu comme ce qu’on nomme « théophanie » : Dieu qui se révèle.

Toutes ces pierres présentes sur les vêtements du souverain sacrificateur de l’Ancienne Alliance faisaient partie des pierres étincelantes présentes dans le jardin d’Eden : la Bible (Ézéchiel 28) n’en donne pas le nombre précis.

Cette sagesse de Dieu révélée dans l’Ancienne Alliance sera sensiblement différente de celle révélée plus tard dans la Nouvelle Alliance ; raison pour laquelle même si la Nouvelle Jérusalem comporte elle aussi 12 pierres, certaines ne seront pas les mêmes que celles présentes sur le souverain sacrificateur. Mais 7 pierres leur seront communes, ce sont celles qui représentent 7 colonnes fondamentales de sagesse (Prov 9) établissant un contact de Dieu avec l’humanité au travers d’un peuple. Dieu inaugurant ainsi l’établissement de sa maison au milieu des hommes. 7 colonnes qui devaient constituer une ébauche, sorte de maquette de l’édifice à venir et dont la pierre angulaire est le Christ Sagesse plénière de Dieu encore cachée, dont le temps de la révélation n’était pas encore venu. 
 
La configuration du Pectoral fait penser à celle de la Nouvelle Jérusalem : un carré avec 4 côtés égaux, la longueur étant égale à la largeur. Et de même que le pectoral du souverain sacrificateur comportait 4 rangées de 3 pierres, les pierres de la Nouvelle Jérusalem sont disposées sur les fondements de sa muraille à raison de 3 pierres par côté de la muraille puisque celle-ci forme un « carré de 4 côtés égaux ». Et ce n’est pas un détail insignifiant car l’Ancienne Alliance et ses éléments étaient une ombre pédagogique devant enseigner sur la réalité de biens à venir et plus excellents que Dieu tenait en réserve pour ses élus et attendant d’être révélés au temps prévu. 
 
Pierres précieuses et connaissance surnaturelle dans l’Ancienne Alliance

L’ensemble des pierres attachées au vêtement du souverain sacrificateur (Éphod et Pectoral) mettaient celui-ci en contact avec la volonté divine afin qu’il la fasse connaitre au peuple.

Les pierres présentes sur l’Éphod faisaient que celui-ci était considéré comme vêtement de la prophétie. Ces deux pierres d’Onyx (Urim et Thummim) résumaient l’ensemble des vertus présentes dans les 12 pierres du Pectoral et qui permettaient pour cette raison, un contact entre le spirituel et le naturel, entre le visible et l’invisible, le terrestre et le céleste. 
 
Elles permettaient un début d’ouverture par la brèche dans les cieux que Jacob avait vue au travers du songe de l’échelle. Brèche qui sera finalisée en devenant une porte avec la venue de Jésus (parole donnée à Nathanaël en rapport avec l’échelle de Jacob : Jean 1/ 51). Depuis la fermeture du chemin de l’arbre de vie et la rupture de communication entre le ciel et la terre, les hommes ont toujours voulu dresser une telle échelle afin de percer les mystères des cieux ; c’est dans ce but qu’avait été construite la tour de Babel. Mais toutes ces tentatives étaient vouées à l’échec car l’homme en était l’initiateur et pour un but qui n’avait rien à voir avec la gloire de Dieu.

Avant le don d’Urim et Thumimm, c’est par des songes que Dieu établissait le contact pour faire connaître ponctuellement sa volonté à des hommes choisis individuellement : Abraham, Isaac, Jacob. Mais par le don de ces deux instruments de connaissance, Dieu faisait une brèche dans les cieux toujours pour un contact ponctuel, mais non plus avec des hommes pris individuellement mais désormais avec tout un peuple au travers d’une prêtrise établie en son sein (Prophétie de Moïse sur Levi). L’une de ces deux pierres symbolisait les perfections représentées par les 7 pierres/ colonnes de sagesse du Pectoral, tandis que l’autre symbolisait la lumière
 
L’Urim et le Thummin étaient ainsi la clé de la connaissance (après les songes) que Dieu avait confiée à la prêtrise des fils de Levi, afin que la porte des cieux soit entre-ouverte pour les hommes après que l’accès à l’arbre de vie ait été interdit par la menace de l’épée flamboyante. Cette prêtrise de Levi s’était vue confirmer ce rôle par la bénédiction prophétique de Moïse sur Levi « les Urim et Thummin ont été confiés à l’homme saint » (Deut. 33/8). Il s’agissait de la clef de la connaissance que Jésus avait reprochée aux « prêtres » d’avoir dérobée et cachée à leur profit dans le but de fermer au peuple l’accès aux cieux tout en n’y entrant pas eux-mêmes Luc 11/52. Cette clef devait permettre au peuple de connaître la pensée de Dieu en dépit de la séparation due au péché. C’était une clef provisoire en attendant que vienne Celui qui est à la fois la porte et le chemin vers l’arbre de vie (échelle de Jacob). 
 
Ainsi pour connaitre la pensée de Dieu, le sacrificateur de l’ancienne alliance était tenu de consulter les Urim et Thummim. C’étaient des éléments du culte donnant un accès limité à une connaissance surnaturelle cachée. Ils servaient à  donner la révélation et à déclarer la vérité ou proclamer le jugement (en jetant le sort pour savoir quelle décision prendre pour répondre par exemple au roi qui questionnait « irais-je » ou « monterais-je ».. ?). 

Le sacrificateur les consultait afin de savoir si une entreprise ou une guerre allait ou non avoir du succès. Ils pouvaient à cause de cela, faire penser aux Théraphims, instruments de divination des cultes païens par lesquels les peuples étrangers consultaient leurs divinités afin de connaitre l’avenir. En effet, cela restait des instruments et pouvaient facilement évoquer à cause de ça, les arts magiques des peuples païens. Mais la révélation surnaturelle émanant des Urim et Thummim se différenciait par sa finalité : les buts dans la révélation des choses cachés n’étaient pas similaires. La différence entre ces objets sacrés utilisés en Israël et ceux des cultes Païens résidait en ce que, alors que les Urim et Thummin révélaient la lumière et les perfections du vrai Dieu vivant, il n’en était pas de même des révélations provenant des Théraphims : celles-ci (appelées oracles de néant) ne véhiculaient en finalité que ténèbres et destructions par divination. 
 
Il existe un passage biblique qui met ces instruments du culte Israélite au niveau des objets sacrés de cultes païens (Osée 3/4) : «Les enfants d’Israël resteront longtemps sans roi sans chef, sans sacrifice, sans statue, sans Éphod et sans Théraphim » d’autres versions disent « privés aussi de ce qui sert à consulter Dieu » parlant ici de l’Ephod et du Theraphim.

Le don d’Urim et Thumimm dans l’ancienne alliance, leur utilisation ponctuelle, ainsi que l’aspect limité des connaissances qu’ils fournissaient au peuple montraient que la connaissance de Dieu n’avait pas une vocation plénière pour ce temps là. Premièrement elle devait passer par un seul homme selon un rituel précis, et deuxièmement elle n’était une lumière donnée que dans des circonstances précises. Seuls les sacrificateurs utilisaient Urim et Thummin. Or, c’est par l’Esprit que Dieu s’est adressé aux Prophète et non pas par le biais des « instruments sacrés » Urim et Thummim. Si l’on observe bien, on se rend compte que ceux-ci n’étaient fréquemment utilisés qu’en des temps où la Parole de Dieu était rare. Mais assez vite, le prophétisme a remplacé les Urim et Thummim dans la révélation. Dieu s’adressait directement au peuple par les prophètes sans trop passer par un sacrificateur utilisant les Urim et Thummim. C’est un aspect qui préfigurait des temps à venir de la nouvelle alliance où l’Esprit de Dieu reposerait sur toute chair et non plus sur un intermédiaire choisi qui serait sacrificateur pour tous devant Dieu. Mais déjà Moïse disait en son temps « puisse tout le peuple de Dieu être composé de prophètes » c'est-à-dire de gens capables de recevoir et de connaitre la pensée de Dieu en l’«entendant » sans intermédiaire.
 
Donc très vite on voit le prophétisme remplacer les Urim et Thummim pour transmettre la connaissance de la volonté de Dieu. Comme si en lui-même le ministère sacerdotal devait aboutir à ça. La consultation des Urim et Thummim correspondait à une période de la marche du peuple. Il y avait une pédagogie divine progressive dans la connaissance surnaturelle au travers de tout ceci : d’abord les songes, puis l’Urim et après le prophétisme par l’Esprit. 
 
Ces pierres de la connaissance ne donnaient que 3 types de réponses : oui, non ou silence. Les gens peuvent cependant être désorientés devant les silences de Dieu. C’est souvent à ces moments là qu’ils se tourneront vers les « oracles de néant » pour faire parler les pierres de la divination de l’ennemi quand celles de la révélation de Dieu semblent se taire. Et c’est ce qu’a fait le roi Saül lorsqu’il est dit que Dieu ne lui répondit ni par les songes ni par l’Urim ni par les Prophètes : les 3 moyens de la connaissance des choses cachées (1 Samuel 28/ 6) ; et qu’a-t-il fait ? Il a fait venir une femme qui prédisait l’avenir en interrogeant les morts. Saül savait que cette femme pouvait par ses pratiques magiques lui donner accès à une connaissance surnaturelle cachée  Peu importait l’arbre d’où proviendrait celle-ci. Saül était un roi pragmatique comme certainement pas mal de monde aujourd’hui et peut être bien même des chrétiens pour qui seul le résultat compte.

Mais Jésus doit rester notre seul Urim et Thummim par qui nous pouvons avoir accès par l’Esprit de Dieu aux choses cachées : c’est Lui qui fait connaitre le Père ; Il Le révèle aux hommes nous dit Jean 1/ 17. En Lui sont le oui et l’amen les réponses de l’Urim de Dieu pour ceux qui sont en Lui. Il est la Lumière du monde en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse divine. 

3 : La sagesse de Dieu dans la Jérusalem Céleste

La Jérusalem Céleste épouse de l’Agneau possède une muraille dont les fondements sont ornés de 12 pierres précieuses (Apocalypse 21) : soit le même nombre de pierres recouvrant le pectoral du souverain sacrificateur de l’ancienne alliance. Ce nombre de 12 symbolise un principe de gouvernement divin sur la terre, déjà inauguré dans l’ancienne alliance en Israël mais dont l’accomplissement parfait se trouve réalisé dans la Nouvelle Jérusalem, appelée Épouse de l’Agneau. 
 
Il n’a jamais été dans la pensée de Dieu de faire d’un être angélique le dépositaire de ce principe de gouvernement. Et c’est pourquoi Lucifer le Chérubin déchu devenu Satan, n’avait été doté que de 9 pierres de la sagesse divine. La Nouvelle Jérusalem comporte 3 pierres de plus qui symbolisent 3 attributs divins qui ont été refusés à Satan. Ces 3 pierres sont l’hyacinthe, la calcédoine, et l’améthyste : 3 pierres précieuses qui sont respectivement symboles d’autorité, de gloire et de royauté. 
 
Les 12 fondements et les 12 portes

Et de même que le pectoral comportait 4 rangées de 3 pierres précieuses, la muraille de la Nouvelle Jérusalem comporte sur les fondements de chacune de ses 4 façades, 3 pierres précieuses. Seulement, dans la Nouvelle Jérusalem ces pierres disposées sur les fondements de la muraille ne sont plus liées aux noms des 12 tribus d’Israël (comme c’est le cas sur le Pectoral) mais à ceux des 12 apôtres de l’Agneau. Les noms de 12 tribus figurant pour leur part sur les portes de la ville. L’évolution dans la position de ces pierres dans la Nouvelle Jérusalem indique que le vecteur de la sagesse de Dieu avait changé entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance.

Cela signifie aussi que le but de Dieu poursuivi au travers du Pectoral et des ordonnances de l’ancienne Alliance, trouve son plein accomplissement dans la Nouvelle Alliance et son aboutissement dans la Nouvelle Jérusalem. C’est pourquoi Jean dit dans son évangile que la Thora (loi) fut donné par Moïse mais que la grâce et la vérité (vrai Urim et Thummim) sont venus par Jésus Christ (Jean 1/ 17) contexte où il parlait de la vraie lumière venue dans le monde.

Les 12 Portes/ 12 tribus en tant que dispensateurs pour l’Église.

Les noms des 12 tribus d’Israël figurant sur les 12 portes de la Nouvelle Jérusalem indiquent que l’Église ne peut entrer dans la Nouvelle Jérusalem Épouse de l’Agneau que par le biais de la promesse faite à Abraham pour sa postérité. Car cette promesse est la Nouvelle Jérusalem : la Cité aux solides fondements que Dieu lui avait fait voir. La Jérusalem terrestre était un type, une image de cette Réalité glorieuse à venir et c’est pourquoi la Jérusalem terrestre sera restaurée avant que cette création-ci soit détruite pour laisser place à la Nouvelle Création, car le type doit être complet pour être pleinement une image pédagogique de la Réalité, c’est pourquoi d’une certaine façon l’Église et l’Israël terrestre sont liés dans leur destin. 
 
La postérité terrestre d’Abraham au travers des 12 tribus, constitue les « portes » par lesquelles nous pénétrons dans cette promesse. Paul dira que c’est à eux, les fils d’Israël/Jacob que les oracles de Dieu avaient été confiés, et c’est en ce sens qu’ils sont les portes par lesquelles nous pénétrons dans la promesse de Dieu, c’est grâce à eux que nous pouvons entrer par les portes de la ville la Jérusalem céleste (Apoc. 22). 1 Pierre 1/ 12 dit que ce n’était pas pour eux-mêmes qu’ils étaient les dispensateurs de ces choses mais pour nous ! Ce que confirme Hébreux 11 au sujet des héros de la foi : ils ne sont pas entrés eux-mêmes dans la promesse, car ils ne devaient pas y entrer sans tous ceux que le Père appellerait. Nous voyons pourtant que tous ces héros sont entrés dans des choses glorieuses sur la terre, ont eu des exaucements remarquables qu’on envierait. Mais ces choses (même Canaan la terre promise) n’étaient pas LA promesse remarquable faite à Abraham, ce n’était que des ombres enseignant sur la Réalité glorieuse à venir que Dieu allait aussi exaucer. 
 
C’est pour toutes ces raisons que ces 12 pierres précieuses se trouvent non plus en lien direct avec les 12 tribus, mais sur les 12 fondements de la NJ. C’est parce que la Nouvelle Jérusalem représente le but ultime de Dieu pour lequel les tribus d’Israël étaient des dispensateurs. C’est la Nouvelle Jérusalem que Dieu avait en vue : la Cité aux solides fondements montrée à Abraham.

Urim et Thummim qui étaient des oracles dans l’Ancienne Alliance, trouvent leur plein accomplissement dans la Nouvelle Alliance car Jésus-Christ est l’Oracle par excellence : la Parole de Dieu (Apoc 19) faite chair et donnée aux hommes pour leur révéler le Père.

Les 12 pierres précieuses n’ont donc plus à être rattachées aux fils de Jacob, mais aux 12 apôtres et prophètes de l’Agneau dont il est dit qu’ils sont les fondements de l’Église (Éphésiens 2/20). C’est la raison pour laquelle c’est désormais sur les fondements de la NJ que nous retrouvons les 12 Pierres.
On notera que 5 pierres parmi les 12 de la Nouvelle Jérusalem sont nouvelles, on ne les trouvait pas sur le Pectoral de l’Ancienne Alliance. Et cela est significatif. Cette modification dans la composition interne des 12 pierres symboles de gouvernement divin au milieu des hommes, évoque une modification de vocation entre l’Ancienne Alliance et la Nouvelle Alliance qui s’est manifestée aussi dans une différence du culte. Du rituel et symbolique de l’ancienne alliance on est passé au spirituel et véritable de la Nouvelle alliance qui est le but et l’accomplissement de toute la Thora apportée par Moïse 
 
Changement de vecteur pour un changement de vocation : d’Israël lumière des Nations à l’Eglise lumière du monde.

Urim signifie lumières rappelons-le. À Israël Dieu avait confié la vocation d’être une lumière pour les nations. Mais lorsque Jésus est venu, il est dit de Lui qu’Il était la lumière du monde et de ses disciples qu’ils sont eux aussi la lumière du monde. Dans l’ancienne alliance, Dieu faisait une différence entre Israël et les nations. 

Mais Jésus est venu réconcilier le monde avec Dieu en renversant la barrière qui séparait Israël des nations.
De même qu’Israël avait été mis à part des Nations pour être un flambeau pour elles (prophétie de Balaam), de même l’église a été mise à part du monde pour être un flambeau qui éclaire le monde.

Le rôle de lumière dévolu dans la Nouvelle Alliance à l’Église, ne signifie pas pour autant une mise à l’écart d’Israël, mais une entrée dans quelque chose de bien plus large que Dieu avait en projet depuis le commencement. Il y a avec la venue de Jésus un glissement vers l’universalité du salut qui ne concerne pas qu’un peuple. Dieu veut racheter « le monde » c'est-à-dire toute la race humaine souillée par le péché : un projet de rédemption qui englobe l’humanité entière et dont Israël était un type et un dispensateur pour conduire vers le Véritable Urim Jésus Christ et la véritable cité de Dieu : la Jérusalem Céleste.

L’Église manifestation complète de la Sagesse de Dieu

C’est désormais sur l’Église que repose le rôle de vecteur chargé de manifester la sagesse de Dieu au monde. Cette sagesse est différente en force et en gloire par rapport à celle révélée dans l’Ancienne Alliance ; et c’est pour cela que c’est l’Église qui permet aussi la mise en place d’un véritable gouvernement divin au milieu des hommes, un gouvernement spirituel pour un royaume spirituel dans un monde non encore renouvelé. Paul dit que c’est désormais l’Église qui porte en elle cette sagesse de Dieu afin de la révéler non seulement au monde mais encore plus largement aux puissances spirituelles des lieux célestes (Ephésiens 3/10).

Cette sagesse « infiniment variée » de Dieu est symbolisée par toutes ces pierres précieuses aux attributs différents, que Jean décrit dans l’Apocalypse comme étant des pierres précieuses de toute espèce. C’est parce qu’elles reflètent des facettes différentes de Dieu permettant à l’église de manifester la plénitude du gouvernement divin. C’est le gouvernement de l’Esprit qui libère la sagesse infiniment variée de Dieu
 
7 d’entre les 12 pierres de la Nouvelle Jérusalem se retrouvaient déjà sur le Pectoral comme nous l’avons vu. Ce sont les 7 colonnes de la sagesse de Dieu (Prov. 9) déjà révélées dans l’Ancienne Alliance. 7 pierres précieuses correspondant à l’action des 7 esprits de Dieu (Esaïe 11 et Apocalypse 4/ 5), déjà en germe dans l’Ancienne Alliance mais pleinement révélée que dans la Nouvelle Alliance. 
 
Les 7 colonnes de la sagesse de Dieu en action dans l’Église  
 
Il est bon de s’arrêter sur les particularités des 7 pierres que la Nouvelle Jérusalem partage avec le Pectoral. J’ai dit qu’elles représentaient 7 colonnes de la Sagesse déjà révélées dans l’ancienne alliance. Mais elles sont plus pleinement agissantes dans la nouvelle alliance du fait de la manifestation parfaite de l’Urim de Dieu : Jésus-Christ. 
 
Les 7 yeux et la libération de la puissance du « germe » de l’Ancienne Alliance

La mort et la résurrection de Jésus ont libéré l’éclat que ces 7 pierres portaient en germe dans l’Ancienne Alliance. Zacharie 3/8 soulève pour nous le voile sur la manière dont Satan l’adversaire se présente auprès du trône divin afin d’accuser les élus de Dieu. Dans ce passage le Prophète évoque le Germe de Dieu qui devait venir, il parle d’une pierre placée devant Josué sur laquelle se trouvaient 7 yeux, et au travers de laquelle pierre, Dieu annonce qu’il enlèvera l’iniquité du peuple ; c’était prophétique car cette action devait avoir pour résultat de priver d’effet les accusations de Satan sur quiconque serait au bénéfice du sacrifice de l’Agneau immolé aux 7 yeux décrit en Apocalypse 5/6. 
 
Pierre dira de cette pierre qu’elle est Jésus-Christ la pierre d’angle de la maison de Dieu. Zacharie dira aussi plus loin que c’est Lui le germe qui bâtira le Temple de l’Éternel : Zacharie 6/12 (toute la révélation est parfaitement liée en un ensemble très cohérent). Et enfin l’Apocalypse de Jean nous révèlera que les 7 yeux (présents sur cette pierre) représentent les 7 esprits de Dieu qui sont devant le Trône et qui sont envoyés par toute la terre, ce que prophétisait déjà Zacharie 4/10.

Ce sont les 7 esprits de Dieu décrits en Esaïe 11 : il s’agit de l’Esprit de l’Eternel, l’Esprit de sagesse, l’Esprit d’intelligence, l’Esprit de conseil, l’Esprit de force, l’Esprit de connaissance et enfin l’Esprit de crainte de l’Éternel.
 
Ils vont alimenter l’Église (avec 7 caractéristiques du Fils de Dieu tel qu’Il se présente dans les 7 églises de l’Apocalypse) afin que celle-ci joue pleinement son rôle dans la manifestation de la sagesse de Dieu sur la terre et face aux puissances de ténèbres. Les 7 esprits de Dieu ont pour but de libérer sur l’Église toutes les ressources contenues dans les 7 cornes de l’Agneau (Apocalypse de Jean 5/5 : « Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre ».

La puissance des 7 cornes pour combattre 7 esprits méchants

Les ressources des 7 cornes de l’Agneau sont nécessaires au corps de Christ, car 7 sortes d’esprits méchants cherchent constamment à attaquer les enfants de Dieu dans le but de les priver du repos qui leur a été acquis en Jésus Christ. 
 
Pourquoi 7 sortes d’esprits méchants ? C’est un nombre symbolisant les puissances du mal qui s’attaquent à notre repos. Matthieu 12/45 parle de 7 esprits plus méchants qui reviennent après qu’un esprit impur ait été chassé d’une maison nettoyée et ornée mais qui demeure néanmoins vide. Luc 8/ 2 relate aussi comment Marie de Magdala avait été délivrée de 7 démons. Le but de Satan est de contrecarrer la construction du temple de Dieu (la maison spirituelle que nous sommes) en cherchant à en renverser les colonnes. Ce pouvoir de nuisance, l’adversaire Satan, le manifeste au travers de 7 esprits de tourment qui lui sont soumis et qui sont symbolisés par les 7 diadèmes ornant les 7 têtes du dragon rouge d’Apocalypse 12/3.

Comprenons que toutes ces choses décrites dans la Bible recouvrent des réalités spirituelles que nous devons considérer avec sérieux : l’Agneau sur le trône a 7 yeux et 7 cornes, mais le dragon qui est le Serpent ancien Lucifer devenu Satan est de son côté décrit avec 7 têtes et 7 diadèmes dont le but n’a pas changé depuis le commencement dans le Jardin : séduire les élus de Dieu pour les faire déchoir de leur appel et les priver de leur héritage.

Ces 7 diadèmes sont en effet des esprits agissant contre l’héritage des saints. Ils sont représentés dans l’ancienne alliance par 7 types d’esprits que Dieu avait prévu de chasser devant son peuple afin de le mettre en possession du pays de la promesse qui était squatté par une domination ténébreuse : « Lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura fait entrer dans le pays dont tu vas prendre possession, et qu'il chassera devant toi beaucoup de nations, les Héthiens, les Guirgasiens, les Amoréens, les Cananéens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens, sept nations plus nombreuses et plus puissantes que toi ». (Deut. 7).

Ce verset dit que Dieu chasserait ces nations devant son peuple ; non pas en faisant tout le travail mais qu’Il les livrerait en leur pouvoir afin que son peuple exerce la domination sur elles. Dieu prévoyait de mettre son peuple en position de les dominer. J’ai parlé de cela dans un autre message : les clés pour une vie victorieuse. 
 
La suite de ce passage de Deutéronome 7, fait état de tout un processus à mettre en œuvre pour déposséder entièrement l’ennemi ; processus qu’Israël na jamais vraiment observé, avec les résultats qu’on connait. Et il en est de même pour nous lorsqu’il est dit que la maison balayée, ornée mais non correctement occupée se trouve de nouveau squattée par 7 autres esprits plus méchants ; nous demeurons toujours esclave de ce qui triomphe de nous. Dieu avait dit : « voici comment vous agirez à l’égard de ces nations (gardons à l’esprit qu’elles représentent les 7 esprits méchants) : vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues, vous abattrez les idoles et brûlerez au feu leurs images taillées. Car tu es un peuple saint pour l’Éternel ton Dieu ». Mais le peuple a agit autrement et a préféré cohabiter avec certains de ces habitants ; alors ceux-ci sont devenus des pièges pour eux par lesquels l’adversaire les a régulièrement attaqués puis dominés par la suite.

La puissance de l’Agneau pour vaincre les 7 diadèmes du dragon.

C’est pour lui permettre de mener le combat de façon victorieuse contre les 7 diadèmes de l’adversaire que l‘Eglise a à sa disposition les ressources des 7 cornes de l’Agneau qui sont : la puissance de la croix, la puissance du sang de Jésus, la puissance de la résurrection, la puissance de l’Esprit Saint, la puissance du Nom de Jésus, la puissance de la Parole de Dieu, et enfin la puissance de Son avènement (anéantissement de Satan : 2 Thess. 2/8).

Et aujourd’hui, c’est encore la volonté de Dieu de chasser les 7 esprits méchants symbolisant les puissances du mal qui s’attaquent à l’héritage que Dieu destine à son peuple. Dieu veut que nous exercions la domination sur ces 7 esprits en reprenant tout le territoire qu’ils cherchent à nous dérober. C’est à cet effet que nous disposons des ressources contenues dans les 7 cornes de l’Agneau qui a vaincu et qui est assis sur le trône.

L’Eglise Mystère et Sagesse de Dieu cachée dans l’Ancienne Alliance.

Les 5 autres pierres révèlent des attributs de Dieu qui ne trouvent leur pleine révélation que dans la nouvelle alliance : ce sont la Calcédoine, la Sardonyx, le Béryl, la Chrysoprase, et l’Hyacinthe que l’on ne retrouvait pas sur le Pectoral de l’ancienne alliance. Ces 5 autres pierres représentent la grâce et la Lumière de Dieu, l’Urim Parole de Dieu manifestée au monde au travers de l’Église dont Jésus est la tête.
 
Ces 5 pierres sont propres à la Nouvelle Jérusalem parce que l’église est un mystère qui était caché dans l’Ancienne Alliance pour n’être révélé que dans la Nouvelle : la grâce et la vérité, sagesse de Dieu cachée dans les temps de l’Ancienne Alliance mais révélée en Jésus Christ dans la Nouvelle Alliance. 
 
Il est dit que les chefs de ce siècle n’avaient pas été informés de cette sagesse de Dieu tenue en réserve pour ce temps-là, sinon ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire (1 Cor. 2/ 6-10). Les chefs en question, n’étaient pas les chefs humains visibles de l’époque (Romains ou Juifs) mais les puissances spirituelles qui agissaient dans le monde au travers d’eux pour contrecarrer le plan de Dieu. Cette sagesse qui leur avait été voilée était que Jésus était l’Agneau de Dieu qui devait venir dans le monde pour pardonner les péchés et réconcilier les hommes avec Dieu : le Souverain Sacrificateur Parfait d’une Alliance Nouvelle et éternelle plus excellente, qui devait entrer non pas dans un Tabernacle fait de main d’homme mais dans le Tabernacle Céleste et avec son propre sang. 
 
Cette sagesse-là nous dit Paul en 1 corinthiens 2/ 6, Dieu l’avait destinée pour notre gloire. Une gloire restaurée. Et en effet c’est ainsi revêtue et parée que la Nouvelle Jérusalem apparaitra glorieuse, l’Épouse glorieuse sans tâche ni ride qui n’a pas son pareil. L’Israël terrestre n’aura pas été revêtu d’une telle gloire bien qu’elle l’aura typifiée en germe. 
 
Les 5 pierres qui ne se trouvent pas sur le Pectoral de l’Ancienne Alliance, sont donc en rapport avec des qualités propres de la Nouvelle Jérusalem, objet de l’amour de l’Epoux. Leur nombre 5 est symbole d’harmonie en ce qui concerne l’humanité : 5 doigts de la main, 5 sens, 5 ministères donnés à l’Église pour se mouvoir sur la terre afin de manifester le royaume de Dieu au milieu des hommes ; elles sont aussi la manifestation du plein accomplissement de la Thora qui a été communiquée globalement au travers des 5 livres de Moïse.

La totalité des 12 pierres propres à la Nouvelle Jérusalem (7+5), font qu’elles représentent la plénitude de la sagesse divine pour la réalisation du but de Dieu. C’est pourquoi il est dit de l’Eglise qu’elle est colonne et appui de la vérité en même temps que lumière du monde : Véritable Urim et Thummim, de Dieu au milieu des hommes : lumière et vérité amenée dans la perfection du gouvernement divin.

Le fonctionnement de l’Église dans la perfection du gouvernement divin

Les 9 pierres précieuses attribuées à Satan sont comme je l’ai dit une contrefaçon des 9 dons spirituels libérés sur l’Église dans la Nouvelle Alliance (1 Corinthiens 12). Ces 9 dons faits à l’Église, représentent la restauration de sens spirituels qui en Éden permettaient à Adam d’évoluer à la fois dans le monde spirituel et le monde matériel.

La foi l’espérance et l’amour : pivot de l’équilibre du gouvernement divin dans l’Église.

L’Esprit de Dieu a libéré sur l’Église ces 9 dons, mais nous devons saisir que dans l’optique de Dieu, le tout n’est pas d’avoir la science des mystères, la révélation des choses cachées ni même la capacité d’évoluer dans le monde spirituel. Satan l’adversaire possède une telle science avec ces potentialités et la communique aux hommes puisque Dieu lui a laissé des pouvoirs. Ézéchiel 28 dit que Lucifer était plein de sagesse et que rien de secret n’était caché pour lui. C’est de lui que provient la sagesse diabolique charnelle terrestre dont parle l’épitre de Jacques ; une sagesse qui est l’antithèse de la sagesse de Dieu céleste, spirituelle pure, pacifique et pleine de bons fruits. 
 
C’est pourquoi l’Église n’est pas appelée à fonctionner uniquement sur la base de ces 9 dons spirituels reçus de Dieu ; car seuls ils ne sont pas équilibrés selon la sagesse divine, mais peuvent faire basculer l’Église du Seigneur dans une fausse sagesse charnelle telle qu’on en voyait les fruits par exemple dans l’église de Corinthe, fruits décrits aussi par Jacques comme des esprits de disputes, un zèle amer, du désordre et toutes sortes de mauvaises actions (Jacques 3/15-16).

L’Église doit fonctionner dans ces 9 dons sur la base de 3 principes spirituels qui donnent à ces dons toute leur utilité au corps de Christ : la foi, l’espérance et l’amour, 3 choses qui lorsqu’elles sont enracinées dans le Fils de Dieu, distinguent l’Église de n’importe quelle entité spirituelle existant dans le monde. 
 
Les dons doivent ainsi opérer selon l’analogie de la foi en Jésus-Christ; dans l’espérance de la venue de ce qui est parfait, et pour une édification du Corps de Christ dans l’amour. Précisons en passant à propos de la venue de ce qui est parfait qu’il ne s’agissait pas du Canon biblique comme certains ont voulu le faire croire. La Bible a été écrite en entier bien après que Paul ait écrit cette lettre. Par ailleurs ce parfait n’est pas encore venu au jour d’aujourd’hui puisque le perfectionnement des saints en vue duquel sont donnés les ministères pour une croissance dans la connaissance du Fils, n’est pas terminé. Et ce, même si Paul dit au verset 13 « maintenant ces 3 choses demeurent » Car nous remarquons que sitôt après, il exhorte les Corinthiens à aspirer aux dons spirituels
 
Ces dons doivent en tout état de cause conduire à Jésus-Christ et uniquement à Lui, et faire croitre l’Église dans une plus grande connaissance de Sa personne. Et ce sont les 3 principes qui vont permettre aux 9 dons d’ancrer l’Église dans la personne de Jésus-Christ, la tête du Corps. C’est lorsque l’Église fonctionne ainsi que le gouvernement de Dieu prend place en elle : grâce à ces 3 principes qui vont soutenir les 9 dons. C’est là le gouvernement de Dieu au travers des 12 pierres de Sagesse dans la Nouvelle Alliance (9 pierres/dons + 3 principes fondamentaux de soutènement. 
 
La convoitise du mauvais arbre ou le discernement du Vrai Cep

Les dons spirituels provenant des profondeurs de Satan peuvent avoir l’apparence extérieure des dons spirituels venant de profondeurs de Jésus-Christ (en qui sont cachés tous les trésors de la science) mais ils n’en auront jamais la nature. De même que les fruits de l‘arbre de la connaissance du bien et du mal pouvaient à la vue offrir l’aspect extérieur du fruit de l’arbre de vie sans jamais pouvoir en libérer le goût ni les propriétés. C’est par le regard que la convoitise s’était exercée au commencement dans le Jardin, au niveau de l’apparence, quand Eve vit que l’arbre était beau à regarder et que son fruit semblait bon à manger. 
 
C’est aussi cette convoitise des yeux qui avait amené le jugement de Dieu sur le peuple d’Israël après la conquête de Jéricho 1° étape dans la terre promise : la convoitise d’Acan pour la possession du manteau de Shinéar dans un butin qui aurait du être entièrement dévoué par interdit et pour une raison précise. Ce manteau symbolisait une connaissance et une sagesse menant à la mort. Le roi de Shinéar s’appelait Amraphel. Ce nom signifiant « Qui parle des choses cachées ». 
 
La révélation des choses cachées fait référence au prophétisme : Paul dit d’aspirer aux dons spirituels, surtout à celui de prophétie. Mais nous devons noter que concernant la révélation, c’est toujours Dieu qui prend l’initiative de révéler les choses cachées; et lorsque l’homme court-circuite cette procédure, il entre dans de la divination. Le manteau de Shinéar (vêtement du devin) est l’antithèse du manteau de Prophète, vrai vêtement spirituel dont le Seigneur revêt ses véritables porte-parole : l’adversaire cherche sans cesse à copier les choses saintes dans le but de les pervertir : les faux prophètes ont eux aussi un manteau qu’ils revêtent mais pour mentir et tromper (Zacharie 13/4).

J’ai été insistante sur toutes ces choses afin qu’on comprenne que si Jésus dit qu’il est le Vrai Cep, c’est qu’il y a aussi un faux Cep ; Jésus aurait pu se contenter de dire qu’Il est le Cep sans plus. Mais il a précisé « le Vrai Cep » c’est parce qu’il y aura toujours de la part de l’ennemi de Dieu, une contrefaçon des choses saintes. Et nous devons grandir dans la connaissance du Fils et la compréhension de notre héritage pour avoir le discernement de la vérité afin de rejeter les contrefaçons.

Les deux sagesses : deux femmes- deux villes- deux principes spirituels présents aux temps de la fin

Le titre de ce message c’est "la sagesse de Dieu du Jardin d’Eden à la Nouvelle Jérusalem". J’ai commencé ce message en partant du livre de la Genèse qui évoque deux arbres présents en Eden et d’où sont sortis deux types de connaissance l’une menant à la vie, l’autre menant à la mort. Je terminerai ce message en parlant de la destinée éternelle de deux femmes mentionnées dans le livre de l’Apocalypse. Deux femmes qui comme nous le verrons typifient par leurs caractéristiques les deux sagesses issues de ces arbres du commencement. Elles se ressemblent extérieurement tout en étant différentes intérieurement : exactement comme les deux arbres d’où elles tirent chacune leur substance.

La Prostituée et l’Épouse de l’Agneau

Il s’agit de deux Mystères dont la manifestation va devenir de plus en plus évidente. Deux femmes dont le livre des Proverbes annonçait déjà qu’elles se tiennent à la croisée des chemins pour interpeller les passants. Deux femmes qui sont deux principes spirituels de sagesse : l’une représentant la vraie Sagesse et l’autre la folie qui est une fausse sagesse trompant ses victimes en les conduisant sur un chemin de perdition. L’une s’adresse à ceux qui manquent d’intelligence afin de leur donner à manger de l’arbre de vie, et l’autre s’adresse aux ignorants afin de les attirer à l’arbre de la connaissance qui produit la mort. 
 
La Prostituée, c’est la folie ou fausse sagesse. Elle propose à ceux qui la suivront une science des mystères par effraction à la volonté de Dieu, c’est ce que le livre des Proverbes appelle le pain de mystère  et les  eaux dérobées : une façon d’accéder à la connaissance en dehors de la personne de Jésus-Christ. C’est une nourriture et un breuvage provenant de l’arbre interdit. Cette femme a un nom qui est un « Mystère » révélé à la fin « Babylone la Grande mère des impudiques. » Ce mystère est celui de l’Apostasie devant apparaitre avant que ne soit complètement libéré le Mystère de l’iniquité qui est la bête décrite en Apocalypse 13.

L’Épouse de l’Agneau elle, est celle de ces 2 femmes qui typifie la vraie Sagesse de Dieu qui procure la vraie connaissance.

Le terrain de l’occultisme n’est pas le même que celui de la révélation et c’est pourquoi ces 2 femmes auront deux postures différentes à la croisée des chemins : de quoi nous permettre de les distinguer.

Le lit de la Prostituée.

Cette femme est décrite par Jean en Apocalypse 17 et 18. Proverbes 7 dit qu’elle a préparé son lit (ce qui fait référence à la fornication et l’adultère spirituel dans lesquels elle fait tomber ceux qu’elle séduit) et elle y invite ses victimes afin de leur faire manger et boire ce qu’elle leur a préparé. Les eaux dérobées sont des eaux troubles et amères provenant de la source empoisonnée qui procure la mort. Un vin de prostitution décrit par Jean en Apocalypse 18. Le pain de mystère est une fausse sagesse qui conduit ceux qu’il nourrit sur les sentiers de la connaissance des profondeurs de Satan, connaissance qui entraîne l’homme dans la destinée réservée à cet ange déchu ; le pain de mystère est l’anti thèse du pain de vie. 
 
La table de la sagesse

La Sagesse qui est l’Épouse, a préparé une table (Prov. 9) à l’inverse de la Prostituée. Une table évoque la préparation minutieuse de mets délicats et succulents. Et à ceux qui répondront à son appel, Dieu donnera de manger de l’arbre de vie qui plonge dans les profondeurs de Jésus Christ, c’est le pain de vie (Jean 6) qui procure la vie d’en haut. C’est là, la véritable clef de la connaissance : la clef du royaume des cieux qui donne accès aux trésors du royaume des cieux: des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, mais que Dieu a réservés pour ceux qui l’aiment. Et à l’inverse de la Prostituée qui propose des eaux dérobées et du vin de prostitution, la Sagesse fait boire à ses invités des vins clarifiés (Ésaïe 25/ 6) et une eau vive (Apocalypse 22 : 17) : « Et l’Esprit et l’Épouse disent viens …que celui qui a soif vienne et prenne de l’eau de la vie gratuitement ».

Ressemblance des deux femmes.

Elles ont en commun d’être deux femmes, deux villes, deux Mystères qui seront révélés à la fin. De même que l’arbre de la connaissance peut extérieurement ressembler à l’arbre de la vie sans avoir le même goût, de la même façon la Prostituée tout en étant revêtue extérieurement de certains attributs de l’Épouse en est l’antithèse suprême et absolue. Jean décrit ces deux femmes revêtues l’une comme l’autre de pierres précieuses et de perles (Apocalypse 17/4). Toutes deux également ont du fin lin. L’une la Prostituée, en fait commerce et l’autre l’Épouse, en a dans son vêtement.

Différence des 2 femmes.

Si on ne devait s’attacher qu’aux éléments d’apparence extérieure on pourrait se tromper. Cependant ces deux femmes sont très différentes à plus d’un titre : 
 
La prostituée est montrée dans le désert soutenue et nourrie par les 7 têtes de la bête sur laquelle elle est assise. Elle est devenue une habitation de démons et de tout esprit impur. Elle est remplie des impuretés de sa prostitution. En outre, elle est vêtue non pas de fin lin mais d’écarlate qui rappelle le sang de ses victimes. C’est une image de l’église infidèle qui aura apostasié la foi transmise aux saints une fois pour toute. 

Cette révélation ne concerne pas le « monde » mais bel et bien l’église, Babylone concerne non pas le monde proprement dit mais une église qui se dit de Dieu : Babylone la Grande n’est rien d’autre que le Christianisme apostat. (L’apostasie qui signifie l’abandon de la foi ne peut concerner que ceux qui ont eu la foi).

L’Épouse elle, est située sur une grande et haute montagne (Apoc 21/ 10), celle de la présence de Dieu d’où Satan avait été éjecté en Éden (Ez. 28). Elle est soutenue par les 7 colonnes qui tirent leur substance des 7 yeux de l’Agneau. Elle est le tabernacle de Dieu avec les hommes (Apoc. 21/3). La gloire de Dieu l’illumine et l’Agneau est son flambeau, elle est glorieuse, pure, sans tâche ni ride. Et le fin lin dont elle est revêtue n’a rien à voir avec celui que vend la Prostituée, car il est blanc et pur : ce sont les œuvres Justes des saints, de celles que Dieu a préparées d’avance pour ceux qu’Il a appelés.

Aujourd’hui, plus que jamais ces deux femmes se tiennent à la croisée des chemins. La Folie crie, dit le livre des Proverbes. Son cri s’entend plus fort que celui de l’Épouse qui est un chant mélodieux sortant du trône de Dieu à destination de ceux qui ont des oreilles pour entendre ce que l’Esprit dit aux églises.

Plusieurs n’ont déjà plus les oreilles pour entendre, ce sont ceux qui ont les oreilles qui démangent et qui ont soif d’entendre ce que dit la Prostituée. Parce que son message est en phase avec ce siècle de ténèbres.

Mais nous sommes à la onzième heure et c’est le temps d’entendre la voix qui crie « Voici l’Époux » c’est le temps de se réveiller de ce sommeil d’hypnose dans lequel le sifflement du serpent a plongé l’Eglise. Les vierges doivent se réveiller pour la préparation des lampes.

La croisée des chemins c’est le moment de recueillir nos forces pour savoir diriger nos pas vers les sentiers qui mènent à la grande et haute Montagne de Sion :

Michée 4/ 1 : « Et il arrivera à la fin des jours, que la montagne de la maison de l’Éternel sera établie sur le sommet des montagnes, et sera élevée au dessus des collines ; et les peuples y afflueront ».

Apocalypse 21/ 10 : « L’Esprit se saisit de moi et l’ange me transporta au sommet d’une très haute montagne. Il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, envoyée par
Dieu, resplendissante de la gloire de Dieu ».

Apocalypse 22 :
« Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations……. Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville…. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie et d’entrer par les portes dans la ville ! ».


Éliane Colard. Mai 2014.





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2 commentaires:

  1. Complètement d'accord avec cet exposé biblique très riche, qui recoupe plusieurs révélations que Dieu m'avait donné. C'est excellent !

    Ce passage en particulier qui permet de comprendre le sens pervers de Babylone dans l'église ....je suis complètement d'accord avec ce qui est partagé .

    Je cite :

    Cette révélation ne concerne pas le « monde » mais bel et bien l’église, Babylone concerne non pas le monde proprement dit mais une église qui se dit de Dieu : Babylone la Grande n’est rien d’autre que le Christianisme apostat. (L’apostasie qui signifie l’abandon de la foi ne peut concerner que ceux qui ont eu la foi).


    Oui oui oui , mais peu de chrétiens le savent réellement et basculent avec les concepts du monde pour définir Babylone !

    Merci pour ce bon travail d’exégèse spirituel !

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  2. Une chose révélation que j'avais entendu dans la bouche d'une femme très connue qui se dit prophétesse concernant l’Épouse de Jésus .... Elle la voyait revêtue de soie brodé comme dans le texte d’Ézéchiel 16;10

    Apocalypse 18 la soie est directement reliée au profit , la richesse du monde !

    Je cite la symbolique !
    Dans le livre de l’Apocalypse, la soie est citée comme une des richesses emblématiques des puissances d’argent qui sont ruinées en révélant leur vanité quand elles sont désirées pour elles-mêmes (Ap 18).

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