vendredi 11 janvier 2013

La Divinité du Fils.



Au cours de nombreux débats sur le net avec des musulmans et des unitariens, j'ai pris conscience que la divinité du Fils de Dieu était un sujet difficile et très controversé, parce qu'il était souvent basé sur les postulats mal fondés. J'ai aussi constaté que les milieux chrétiens « trinitaires » ont une fâcheuse tendance à répéter en boucle des « slogans dogmatiques », plutôt que de chercher à saisir et à expliquer ce qu'ils ont vraiment touché de la profondeur de la doctrine de l'Incarnation.

Il faut reconnaître que le principe même de la définition du dogme de la Trinité, et les moyens violents qui ont été employés au cours de l'histoire pour le défendre, n'ont pas été des encouragements à sonder les Écritures pour acquérir des convictions personnelles au sujet de l'Incarnation Divine. Car pendant des siècles tous ceux qui, dans leurs recherches tâtonnantes, remettaient en cause certains aspects du dogme, risquaient littéralement leur vie. Les milieux protestants eux-mêmes (qui en rétablissant la Parole de Dieu comme Autorité suprême en matière de foi ont contesté avec raison l’hégémonie du pouvoir romain), ont fait mourir Michel Servet sur un bûcher à Genève pour cause d'hérésie en raison de son discours contre le dogme de la Trinité...

Nous n'en sommes heureusement plus là aujourd'hui. Et le risque étant moins grand, nous assistons au contraire à un foisonnement d'enseignements divers et variés contestant la divinité du Fils et de l'Esprit, ou les diminuant tellement que la personnalité de Dieu en Jésus-Christ se trouve souvent partiellement ou totalement voilée.