jeudi 8 novembre 2012

Les clefs pour une vie victorieuse


(Par Eliane Colard)
Séminaire de Paris : Novembre 2012.

Les clefs du Royaume des cieux

Dans le nouveau Testament, 2 textes nous parlent de clefs : Matthieu 16 et Apocalypse 1/ 18. En Matthieu 16, après que Pierre ait déclaré : « Tu es le Messie le fils du Dieu vivant », Jésus lui dit : «Et moi je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elles. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux, ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. ».

Puis, à la fin du Livre, la Révélation de Jean s’ouvre à Patmos sur une vision glorieuse de Jésus lui disant (Apocalypse 1/ 18) : « Je suis le premier et le dernier, et le Vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. ». Une version en Français courant de ce passage parle non pas de clefs mais de pouvoir : « Je détiens le pouvoir sur la mort et le monde des morts. ». De fait, la possession de ces clefs va symboliser la plupart du temps, l’exercice d’un pouvoir sur un principe de mort qui n’a de cesse de s’opposer à la libération de la vie de Dieu en Ses enfants. Jésus le Prince de la vie est venu pour nous libérer de ce principe de mort qui agit depuis les séjours des morts, afin de nous faire entrer dans le séjour de la Vie où sont contenues toutes les bénédictions spirituelles dont nous sommes bénis dans le royaume des cieux ; et ces clefs (du royaume des cieux) vont permettre de les faire descendre sans entrave.

Les clefs sont généralement utilisées pour agir sur des portes : les ouvrir et les fermer selon les circonstances. En l’occurrence, les clés du royaume des cieux sont confiées par Jésus à son église afin que celle-ci soit en mesure d’ouvrir certaines portes du royaume des cieux et en fermer d’autres : celles du séjour des morts dont il parle à Pierre dans le texte de Matthieu 16. Il s’agira pour l’église de pouvoir grâce à ces clés, maintenir ces portes hors d’état de nuire (à ce sujet se reporter à ce que je dis dans « L’échelle de Jacob et l’ouverture des cieux ».

Il s’agit aussi de ce que la Bible appelle dans des écrits de l’ancien Testament « la Clef de David » (Esaïe 9/6 et 22/22) dont la fonction est rappelée en Apocalypse 3 dans le cadre du message adressé à l’église de Philadelphie. Il y est précisé que c’est une clé qui ferme et personne n’ouvre, qui ouvre et personne ne ferme. Les passages du livre d'Ésaïe nous précisent qu’il s’agit d’une Clef de domination sur les ennemis, donnée pour exercer sur eux un jugement qui est écrit par avance. Cette clef ferme les portes des cavernes des séjours des morts qui cherchent à prévaloir sur l’église. Nous allons aujourd’hui parler de caverne, de victoire, mais aussi et surtout de domination car Dieu dit « domine sur tes ennemis » ; et c’est en vue de cela que Jésus a dit à Ses disciples : « Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions ». Il savait que son peuple en rencontrerait dans sa marche : Dieu ne fait ni ne donne rien d’inutile.

Nous verrons concernant ces ennemis à dominer, qu’il s’agira non seulement d’ennemis extérieurs mais aussi d’ennemis intérieurs car ce sont souvent ceux-ci qui ouvrent la porte à ceux-là. Dominer sur nos ennemis, c’est l’appel qui nous est lancé : nous avons à marcher dans le cortège de victoire du Seigneur Jésus-Christ qui siège sur le trône à la droite du Père. Qui dit victoire, dit combat : Jésus a combattu et a été vainqueur et Il s’est assis sur le trône à la droite du Père d’où il règne : le trône est symbole de règne et de domination et c’est un lieu, comme nous le verrons, où Dieu nous appelle nous aussi à siéger : c’est la position de victoire de l’église.
Mais ces clefs du royaume des cieux ont aussi une autre fonctionnalité, elles servent non seulement à fermer mais aussi à ouvrir et c’est là un aspect des plus importants : elles ont le pouvoir d’ouvrir les écluses des cieux afin de nous permettre d’accéder au pays de notre repos. Et nous allons aussi parler de cela aujourd’hui : de l’entrée effective dans notre Canaan spirituel, le repos dont Jésus a parlé en disant : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos ». Ce repos n’est pas appelé à rester un principe abstrait et hors de portée, mais à incarner une réalité vécue par chaque racheté du Seigneur.

Abraham Lincoln a été assassiné pour avoir prononcé la phrase suivante : « Libérer les esclaves ne suffit pas, il faut maintenant en faire des citoyens ». Cette phrase doit parler à tous ceux qui ont été affranchis de l’esclavage du péché. La liberté que le Seigneur procure par son sacrifice sanglant à la croix, n’accomplit pas son but si nous ne devenons pas aussi des citoyens. La citoyenneté céleste est la vocation de Dieu pour Ses rachetés. C’est à cela que doit mener l’affranchissement des liens du péché et de la mort ; tant que nous n’entrons pas dans cette citoyenneté céleste, nous sommes encore marqués par la mentalité de l’esclave qui ne bénéficie pas des conséquences de sa nouvelle situation juridique de fils : nous avons en droit un héritage dans lequel nous demeurons comme dans l’incapacité d’entrer dans la réalité. Un citoyen a une voix qui compte, il a pouvoir de décision sur les choses qui ont trait à sa vie ; il participe à l’élaboration des règles qui vont régir sa vie. Et Dieu veut absolument nous rendre participant de sa nature divine avec tout ce que cela sous entend (2 Pierre 1). Il nous a fait cohéritiers avec Christ ce qui nous donne non seulement des responsabilités mais aussi des droits et prérogatives.

Rappel du contexte de tout le livre de Josué.

Ceux qui ont une relation avec Dieu savent que les écrits de l’Ancienne Alliance sont instructifs en ce qui concerne la vie chrétienne pratique : bien des choses qui ont été vécues dans le matériel, le physique, le terrestre par le peuple d’Israël, sont une véritable prophétie pour notre marche dans l’esprit dans la nouvelle alliance; comme des ombres qui étaient chargées de mener à une réalité qui est venue avec le Christ. Dieu nous appelle à entrer dans cette réalité lorsque nous venons à Lui en acceptant son Fils Jésus-Christ dans nos vies.

Puis lire en entier le chapitre 10 du livre de Josué.

Nous voilà ici face à une bataille où ce n’est pas le peuple d’Israël qui prend l’initiative des hostilités comme ce fut le cas à Jéricho ou à Aï ; ce sont cette fois des rois ennemis qui sont venus les attaquer. C’est souvent le cas pour nous et Dieu le permet pour nous pousser sur un champ de bataille où nous n’irions pas autrement. Mais s’il y a une chose que le livre de Josué doit nous enseigner c’est bien le fait que le pays promis (notre Canaan spirituel), même s’il symbolise l’entrée dans le repos de la promesse de Dieu, c’est tout sauf une petite vie tranquille sans combats, sans difficultés ; nous voyons bien que c’est justement en entrant dans ce pays promis que le peuple apprend l’art de la guerre, et puis la manne a cessé juste avant la conquête. Comparé à un enfant on dira que tant qu’Israël était dans le désert il était comme un bébé dans le ventre de sa mère, nourri par le cordon ombilical n’ayant pas à se préoccuper de sa propre subsistance. Mais une fois sorti de ce confort du sein maternel, il devait se nourrir autrement et apprendre à marcher dans un espace différent. En entrant dans le pays promis c’était donc aussi le temps d’une autre nourriture : le temps d’entrer dans une autre forme de dépendance vis-à-vis du Seigneur qui, allant de paire avec sa croissance, allait aussi impliquer le peuple de Dieu. Israël était appelé à être un peuple de vainqueurs. Il ne pouvait l’être qu’en étant mené sur un champ de bataille où Dieu allait lui enseigner les principes de guerre qui mènent à la victoire.

Ce qu’il est aussi intéressant de noter ici, c’est le fait que cette guerre ne semblait à priori pas prévue (comme Jéricho ou Aï), mais imposée par l’ennemi à cause de Gabaon. Il y a des épreuves dans lesquelles Dieu nous entraîne Lui-même, et d’autres dans lesquelles nous sommes entraînés à cause de circonstances qui auraient pu être évitées si nous étions restés dans l’obéissance au Seigneur. Mais nous verrons au travers de ce qui va être dit que Dieu demeure malgré tout le Maître de nos vies car même ces épreuves non prévues de prime abord, Il les transforme en faveur de Ses enfants, en en faisant des terrains de formation du caractère et d’apprentissage de la victoire sur l’adversaire et l’adversité.

La guerre pour le repos

Cette terre (Canaan) que Dieu avait promis aux Israélites, et pour la possession de laquelle Il entreprit de chasser Lui-même les habitants devant eux, eh bien le peuple devait néanmoins se battre pour y entrer et le posséder. Il devait se battre pour en récupérer les clés aux mains des squatteurs et autres habitants indésirables qui l’occupaient. Dieu cherchait par là à les conduire à manifester concrètement la domination sur ces ennemis ; c’est à ce prix qu’ils devaient entrer dans le repos du pays de la promesse. Pas de repos tout autour tant qu’ils ne le posséderaient entièrement.

La Bible nous dit que les puissances spirituelles qui tentent de nous empêcher de jouir de notre repos, Jésus les a vaincues en triomphant d’elles à la croix (il est descendu dans les régions inférieures pour rendre captive la captivité et libérer ceux qu’elle avait fait prisonniers). Jésus a dépouillé ces dominations de leur pouvoir de nuisance dira Paul  aux Colossiens, et c’est en vue de cela que Jésus avait dit aux disciples que les portes du séjour des morts ne prévaudraient pas contre l’Église qu’Il bâtirait. On pourrait dès lors en conclure que l’église du Seigneur n’a dans ce cas aucun de combat à mener contre ces puissances spirituelles puisqu’elles ont déjà été vaincues. Cependant le même Paul qui disait que ces puissances d’asservissement ont été dépouillées de leur pouvoir, nous parle aussi en même temps, de combat à mener contre elles en Éphésiens 6, combat en vue duquel nous devons revêtir des armes spirituelles que Dieu met à notre disposition. Et d’ailleurs il faut bien garder à l’esprit que lorsque Jésus dit que les portes du séjour des morts ne prévaudraient pas contre l’église, c’est dans un contexte précis : celui de l’utilisation des clés du royaume des cieux (verset cité précédemment) ; des clés qui vont permettre de « maintenir » hors d’état de nuire à l’église ce qui a été vaincu par Son sang, ; des clés qui servent à fermer à clef des portes de la prison où Il a rendu captive la captivité. Donc à nous de faire en sorte que les vaincus restent des vaincus qui ne franchissent pas ces portes, afin que soit aussi libéré ce qui avait été retenu injustement dans la captivité. Ces clés permettront de posséder les portes du pays de notre repos après en avoir dépossédé les occupants. Si Dieu le permet nous parlerons de tout ceci.

Ce que j’aimerais après ce message que je vais délivrer, c’est que chacun ici puisse s’identifier comme un des fidèles du Psaume 149 dont il est dit : « Que les fidèles triomphent dans la gloire, qu’ils poussent des cris de joie sur leur couche ! Que les louanges de Dieu soient dans leur bouche, et le glaive à deux tranchants dans leurs mains. Pour exercer la vengeance sur les nations, pour châtier les peuples, lier leurs rois avec des ceps de fer, pour exécuter contre eux le jugement qui est écrit.. !

Amen ! Amen ! Ce jugement est écrit bien-aimées, donc comme dans le monde des tribunaux nous sommes face à ce qu’on appelle « l’autorité de la chose jugée », donc tenus d’exécuter et faire exécuter ce jugement qui a acquis « force exécutoire ». Sinon nous sommes sans excuses, puisque ce jugement est en notre faveur ; ce sont les insensés qui se moquent des jugements rendus en leur faveur. Notre vie entière dès le moment de notre conversion, devrait être une démonstration de ce jugement accompli à la Croix. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas parce que nous n’avons pas toujours compris comment cela fonctionne : nous demeurons debout devant le cadeau sans tout déballer car nous ne savons pas comment dérouler le ruban, ni même que le cadeau n’est pas la boîte mais ce qu’elle contient.

Les 5 rois venus attaquer les Israélites

Ces 5 rois représentent 5 puissances spirituelles d’asservissement qui régulièrement cherchent à empêcher les enfants de Dieu de pénétrer dans le repos du Seigneur : la plénitude de la vie en Christ, cette vie en abondance que le bon Berger a prévue pour Ses berbis.

Adoni-Tsédek : (roi de Jérusalem) son nom signifie seigneur de justice [c’est l’anti-thèse de Melchisédek (type de Christ : Roi de justice- Roi de paix]). Adoni Tsédek est une principauté spirituelle qui règne sur la propre justice ; son but : mettre ses victimes dans l’incapacité d’entrer dans le repos, et jouir du fruit du royaume (justice, paix et joie par le Saint-Esprit). Adoni –Tsédek est un géant qui bloque l’entrée du royaume de Dieu (entrée accordée rappelons-le aux pauvres en esprit ; c’est une entrée qui se fait par grâce). Les fondements d’Adoni Tsédek sont « Je fais, je donne, je suis » : un christianisme de pratiques extérieures ; or ce n’est pas ce qui ouvre le monde spirituel. Cet esprit fait croire que l’entrée dans le royaume se mérite ; et pour ce faire il va nous attaquer en prenant appui sur ce que nous avons en nous de charnel : il a attaqué les Israélites à cause de Gabaon qui symbolise l’homme naturel. Il nous faudra combattre ce géant. Adoni Tsédek est le plus dangereux des 5 rois : c’est lui qui a pris l’initiative des hostilités en convaincant les autres d’entrer en guerre contre les Israélites. Lorsque ce roi est combattu, nous quittons son joug pour entrer sous celui du Roi de Justice et alors nous pouvons jouir de Jérusalem qui signifie Résidence de Paix.

Hoham (roi d’Hébron): son nom signifie « que l’Eternel force ». Il symbolise celui qui doit être stimulé pour avancer et dont la volonté est molle. Cette principauté spirituelle règne sur la tiédeur, le compromis, le cœur partagé ou l’homme irrésolu mais aussi l’indécision permanente. C’est un esprit qui s’attaque à celui qui n’arrive pas à se positionner clairement pour avancer dans un sens ou l’autre, qui agit sans conviction personnelle et qui choisit de faire comme les autres, suivre la foule ; il n’est pas ferme dans ses décisions. Les Israélites ont mangé le pain des Gabaonites en négligeant de consulter Dieu : ils ont fait main d’association avec Gabaon ; or Hébron la ville où règne Hoham signifie union ligue, association alliance : manger le pain ensemble symbolise le fait de faire alliance, communier. A cause de cette alliance, il y eut une sorte de solidarité entre Gabaon et Israël et cette attaque des 5 rois en était la conséquence.

Piram (roi de Jarmuth): son nom signifie comme un âne sauvage  : il symbolise l’entêtement, la désobéissance : ce roi prend appui sur la rébellion : il s’attaque à celui qui a le cou raide et agit là où il y a une carence dans l’obéissance : cet esprit a attaqué le peuple d’Israël parce que celui-ci s’était rebellé contre l’ordre de Dieu de ne pas faire alliance avec les peuples d’alentours (Deut 7/2). Piram règne à Jarmuth qui signifie « une hauteur » : ce nom figure ces forteresses d’opposition qui se dressent contre la volonté de Dieu pour nous empêcher d’entrer dans Ses projets pour nos vies. Piram devra être combattu avec les armes spirituelles de Dieu 2 Cor.10/ 4 et 5 : « car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes par la vertu de Dieu pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ ».

Japhia : ce nom signifie « splendide, brillant ». Ce roi règne sur l’orgueil et la fierté mais aussi sur la présomption. Nous n’avons de force que par le Seigneur et c’est dans notre faiblesse et la dépendance à Dieu que nous voyons Sa puissance. Cet esprit agit lorsque nous sommes imbus de nous, de nos capacités, nos ressources propres (pensons à la défaite d’Aï) Japhia est roi de Lakis qui signifie « invincible ». Cet esprit vous donne une fausse sensation d’invincibilité.

Debir : signifie « à l’arrière » et parle de ce qui se tient en arrière plan ; c’était une appellation du saint des saints, la partie la plus retirée du temple (qui abritait ce qui était caché à la vue). Cette principauté spirituelle règne sur les choses cachées, le déni, les choses enfouies ou en sommeil. C’est un esprit qui envoie à terme la léthargie et rend incapable d’agir (le vouloir et le faire sont neutralisés) pour s’approprier les promesses de Dieu. Il cherche à enfermer ses victimes et les faire tourner en rond dans l’apitoiement et l’introspection maladive. Notons que Débir règne à Eglon qui signifie cercle, enfermement.

Parfois on trouvera à l’origine de Débir, une pratique d’hypnose en vue de sortir d’une dépendance ou d’un blocage particulier (obtenir la guérison des névroses de l’inconscient psychique car la volonté de l’homme est tributaire de ce qui se trouve dans son inconscient). Cependant le déblocage apparent fera aussi entrer dans un autre blocage non visible dans l’immédiat, mais qui va enfermer, neutraliser certaines parties de l’âme : on inhibe le fonctionnement de certaines parties en les faisant passer à l’arrière plan, ou les mettant simplement en sommeil. La conscience est court-circuitée pour laisser s’établir un mode de pensée sélectif qui fera que la volonté sera par endroits bloquée. Les personnes se retrouvent avec une âme déséquilibrée. Une réduction partielle de la volonté fera opposition à la mise en liberté dans la marche chrétienne car Jésus fait toujours appel à notre volonté pour s’incruster dans nos vies : « que veux-tu que je te fasse ? ». Les personnes sous l’emprise de Débir sont très difficiles à sortir d’un état d’enfermement parce que cela passe par leur implication ; elles feront inconsciemment appel à toutes sortes d’alibis, de fausses excuses, construiront des écrans de fumées pour que les choses restent en l’état ; elles diront qu’elles ne veulent rien faire pour être sûres que c’est Dieu qui agit ; que si Dieu veut qu’elles s’en sortent Il leur donnera le vouloir et le faire.. etc.… Mais sachons qu’à la base de Débir se trouve un esprit de lâcheté devant les responsabilités, de fuite face à la réalité, et de paresse devant les difficultés. Voilà ce qui conduit peu à peu à la léthargie, puis à la paralysie qui finit par nous empêcher d’entrer dans la citoyenneté céleste.

Pour sortir de son emprise, les victimes de Débir devront 1)-accepter la lumière du Seigneur sur la situation d’asservissement qui est la leur, 
2)- accepter l’énonciation des responsabilités avec l’identification des acteurs (non seulement la part de l’ennemi mais aussi la leur), 3)- faire la lumière sur les conséquences de cet asservissement dans leur vie pour en tirer les leçons salutaires à appliquer. L’Esprit de Dieu qui est un Esprit de précision qui, lorsque nous le laissons faire, va aller sonder par sa lumière les plus petits recoins dans cet enfermement pour séparer ce qui est spirituel de ce qui est psychique et faire remonter ce qui a besoin d’être traité. Même si le Seigneur peut utiliser des frères et sœurs dans ces 3 phases, évitons néanmoins de prendre la place de l’Esprit de Dieu qui a tout le doigté nécessaire pour relever et restaurer avec délicatesse mais fermeté.

La caverne de Makkéda  dans laquelle se sont réfugiés les 5 rois porte un nom qui signifie « lieu des bergers ». Nous en reparlerons plus loin.


Apprendre et comprendre l’art la guerre

(Neutraliser les chefs, détruire leurs relais organisés).

La Bible dit que le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous nos pieds (Romains 16/20) ; cependant, dès maintenant nous devons apprendre à fouler aux pieds nos ennemis (ses émissaires). Nous sommes en guerre et Dieu veut nous apprendre l’art de mener cette guerre dont la victoire nous est d’avance acquise. Chrétiens ou pas chrétiens, des forces d’adversité combattent contre nous et la vie en elle-même est une lutte dans laquelle en tant que chrétiens nous sommes avantagés. Rappelons-nous ce que Jésus a dit à ses disciples : « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire" (Luc 10:19).

Dieu a une pédagogie de la victoire pour ses enfants ; et cette pédagogie passe par l’apprentissage de la guerre. Pour cela Dieu utilisera souvent l’adversaire et l’adversité comme instruments de formation : Juges 3/ 1à 6 : « Il laissa subsister dans le pays les nations qu’il n’avait pas livrées à Josué, pour mettre à l’épreuve les Israélites qui n’avaient pas participé aux guerres pour la conquête de Canaan. Il voulait que les nouvelles générations apprennent à faire la guerre ».

Josué dit au départ de rouler de grosses pierres à l’entrée de la caverne, puis plus tard il dira «Ouvrez l’entrée de la caverne et faîtes-en sortir ces cinq rois ». Il fut d’abord question de bloquer leur activité, les lier, les neutraliser les exclure du feu de la bataille, de façon à les couper des populations placées sous leur autorité. Car durant la guerre, un peuple est affaibli lorsqu’il est coupé du commandement de son chef. C’est normal : dans toute armée, pour affaiblir les soldats il suffit parfois de mettre du bazar dans l’état major en l’isolant de la tête de commandement. C’est pourquoi, Josué dit « Roulez de grosses pierres à l’entrée de la caverne et postez-y des gardes ; Mais il a poursuivi : « mais ne vous attardez pas là, poursuivez vos ennemis et coupez leur la retraite pour les empêcher de rejoindre leurs villes ». C’était là un conseil important ! Ne pas s’attarder en cet endroit. Car ce n’était pas encore là la victoire, il s’agissait seulement à ce moment-là de se donner le moyen de poursuivre une guerre efficace pour arriver à la victoire, mais pas encore la victoire elle-même. Dans une guerre, lorsque vous neutralisez la tête de commandement vous n’avez pas encore remporté la victoire si les soldats (le gros de la troupe, le bras armé des chefs et véritables exécuteurs) sont encore mobilisés sous les anciens ordres reçus. Neutraliser les chefs les empêche de transmettre de nouveaux ordres mais n’empêche pas les soldats d’exécuter la mission reçue précédemment. Ce n’était pas le moment de s’occuper de traiter « définitivement » les 5 rois ; il fallait d’abord s’occuper de détruire leurs relais organisés c'est-à-dire leur armée ainsi que les populations établies dans les villes possédées par ces 5 rois. Les rois étaient les autorités établies sur eux mais c’était ces peuples qui étaient les agents directs au travers desquels les rois pouvaient exercer leur pouvoir souverain.

Ces 5 rois nous l’avons vu, symbolisent pour nous des autorités spirituelles de ténèbres qui font partie des rois spirituels dont Paul parle aux Ephésiens et Colossiens (principautés, dominations, autorités, trônes, dignités. Ils ne peuvent agir seuls pour tourmenter les hommes, ils utilisent des relais. Eux, sont établis en haut lieu dans un quartier général (les lieux célestes). Et leurs armées et populations sont pour eux comme des membres (mains, pieds, yeux, bouches, oreilles etc.) par lesquels ils vont agir sur la terre pour tourmenter les humains (vous verrez plus loin à quel point cet art de la guerre développé en Josué nous ramène à l’épître de Paul aux Colossiens où il est dit de « faire mourir les membres qui sont sur la terre »). Ces rois symbolisent donc pour nous des esprits méchants établis dans les lieux célestes ; par conséquent ils seront neutralisés dans les cieux lorsque nous aurons neutralisé leurs relais établis sur la terre : ce que vous lierez sur la terre sera lié dans les cieux : regardez bien l’ordre : d’abord une action sur la terre. Paul disait aux Colossiens (Colossiens 3/5) : « faites mourir les membres qui sont sur la terre.. Car c’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion ».


Détruire les mésalliances

Pourquoi les 5 rois se sont mis d’accord pour aller attaquer Gabaon, l’allié, plutôt que de choisir d’attaquer de front directement les Israélites ? Car en fin de compte c’était ces derniers qu’ils redoutaient ! C’est parce que l’adversaire ne peut pas toujours nous toucher directement ; mais s’il peut toucher quelque chose qu’il trouve en nous et qui est de sa nature, alors il pourra nous atteindre. L’ennemi s’attaquera à notre point faible : le défaut de notre cuirasse, les alliances que nous faisons en dehors de la volonté de Dieu.

Les lieux de compromis dans nos vies

Ce sont des failles par où l’ennemi cherchera à nous atteindre. Les Gabaonites n’étaient pas les Israélites mais la guerre menée contre eux concernait aussi les Israélites dans la mesure où ils s’étaient rendus solidaires de leur sort par l’alliance qui existait entre eux.

Attaquer directement le peuple de Dieu s’avère souvent difficile pour l’ennemi ; souvenons-nous du conseil de Balaam à Balac qui cherchait le moyen d’avoir le dessus sur Israël : « Tant que le Seigneur ne discernait aucun mal aucune injustice en Israël, les ennemis étaient tenus à distance et la malédiction ne pouvait les atteindre ». Mais cette protection de Dieu résidait dans le fait qu’Israël demeurait séparé des autres nations ne se mélangeant ni ne faisant alliance avec eux. Aussi, le jour où ils firent alliance avec Moab, nous apprenons que cette protection vola aussitôt en éclat comme nous le voyons en Nombres 25 : les hommes du peuple commencèrent à faire alliance avec les femmes Moabites. Le livre des Nombres ne nous dit pas explicitement que Balaam avait encouragé Balak à tendre un piège aux Israélites mais le livre de la Révélation nous le dit (Apocalypse 2/ 14 : « Celui-ci (Balaam) incitait Balak à tendre un piège aux Israélites en les poussant à manger de la viande sacrifiée aux idoles et à se livrer à l’immoralité.

Dieu dira plus tard à son peuple en Juges 2 : « Je vous ai ordonné de ne pas conclure d’alliance avec les habitants de ce pays et de démolir leurs autels» (Exode 34/12-13 et Deut. 7/ 2 et 5. Le piège de Balaam consistait à faire tomber le peuple sous le coup des alliances contre nature interdites par Dieu : 2 Cor. 6/ 14- 16 : «  Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a t-il la justice et l’iniquité. Ou qu’y a t il de commun entre la lumière et les ténèbres, quel accord y a il entre Christ et Bélial ? … quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ?...c’est pourquoi sortez du milieu d’eux, séparez vous dit le Seigneur.». Nous avons souvent cloisonné ces versets en en faisant des prescriptions pour le mariage, alors que cela concerne avant tout notre vie intérieure car c’est elle qui gouverne notre vie extérieure. La séparation dont il est question est d’abord une séparation à l’intérieur de nous-mêmes par l’épée de l’Esprit de Dieu afin que nous ne soyons plus des êtres mélangés, que le temple de nos corps (car c’est de cela qu’il s’agit) ne serve plus les intérêts de l’iniquité avec les membres dont ils sont pourvus. Et c’est lorsque les choses sont rétablies que nous retrouvons du repos, lorsque nos membres soumis à l’iniquité, auront été mis à mort pour redevenir des instruments au service de la justice.

Ces alliances proscrites par Dieu (Hébron= alliance) avec les nations environnantes dans leurs pratiques suscitent la colère de Dieu. Là une brèche s’ouvre. Il est dit en Nombre 25/3 : « Israël s'attacha à Baal Peor, et la colère de l'Éternel s'enflamma contre Israël. ». Cette colère de Dieu appela un jugement. Il est dit qu’un fléau qui s’était abattu sur le peuple (fin du verset 5) et il fut arrêté par un jugement de Dieu sur le péché du peuple.. Et il leur était demandé d’exterminer du milieu d’eux ceux qui s’étaient attachés à Baal Péor. De même, Dieu nous demandera d’exterminer en nous ce qui constitue un point faible : les points d’alliance dans nos vies qui ouvrent des portes à l’ennemi en lui donnant le droit de nous faire du mal, les pierres d’achoppement internes, nos occasions de chutes, ces « membres sur la terre » que l’ennemi trouvera en nous comme des alliés pour ses actions de tourment : (Mat.5/29 et 30 : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite ... ».

A la mi-octobre, Manuel Valls ministre de l’intérieur a fait la déclaration suivante à Marseille suite à la recrudescence d’actes de délinquance : « La France doit lutter avec détermination contre de « véritables ennemis intérieurs » qui sont issus d'un mélange entre la petite délinquance, le crime organisé et l'islamisme radical ». Cela m’a fait penser à la façon dont l’adversaire s’organise pour nous miner peu à peu de l’intérieur : par un mélange de petite délinquance (des nuisances que nous qualifierions de mineures), de crime organisé (c’est comme si des soldats spirituels se liguaient pour occuper le quartier général de nos pensées de façon à nous neutraliser dans nos mouvements), et ce qui ressemblerait à de l’islamisme radical (des actes de terrorisme spirituel qui mettent KO car l’Islamisme radical est connu pour véhiculer une culture systématiquement de la mort) et là c’est le stade ultime du travail de destruction de l’ennemi ; lorsqu’il arrive là, sa victime est entièrement livrée en son pouvoir pieds et poings liés et c’est lui qui a toutes les clefs de la maison et qui marche sur vos dépouilles. Ici il ne s’agit plus de la France mais de nous, de nos vies, notre pays promis ; alors comme dit ce ministre, considérons que nous avons à lutter de toutes nos forces contre de véritables ennemis intérieurs, nous devons renverser la tendance, récupérer les clefs et marcher sur leurs dépouilles : « poser nos pieds sur le cou de nos tourmenteurs ».

Quels sont les points faibles à partir desquels agissent ces terroristes spirituels ? Nous avons dit que les rois dont le quartier général est en haut lieu agissent par membres interposés établis sur la terre.

Les membres qui sont sur la terre

Yeux, bouche, mains, pieds, oreilles non circoncises, ventre etc.. sont nos pierres d’achoppement internes. Il nous faudra les identifier afin de les exterminer car nous devons détruire les alliés de l’intérieur avant de pouvoir exécuter les chefs car c’est sur ces membres que ces derniers s’appuient pour nous attaquer. Ces membres ouvrent la porte à l’invasion d’une population impie dans nos vies, une population qui ne se soumet pas à la loi spirituelle de Dieu : une population qui développe en nous une autre loi à laquelle elle se soumet et qui provoque la guerre en nous à l’intérieur des frontières de notre territoire (Romains 7/23) comme des terroristes spirituels. Cette population que nous devons combattre d’abord en nous, ce sont des œuvres charnelles. Pour que nous soyons en vainqueurs, nous devons devenir les ennemis de ces ennemis intérieurs, les détester au point d’engager contre eux une véritable bataille d’extermination, sans aucune indulgence à leur égard et c’est parfois une grâce de Dieu lorsqu’ils se manifestent en nous faisant la guerre, c’est afin que nous puissions les exterminer Josué 11/20 : « Le Seigneur avait incité les habitants du pays à faire obstinément la guerre aux Israélites. Il fallait que ceux-ci les tuent sans pitié, et les exterminent complètement.. ». Le pire pour nous c’est parfois lorsqu’un ennemi intérieur reste caché sans nous chercher querelle, on finit par se croire en sécurité et on s’y habitue il fait corps avec notre moi, notre identité. Voilà ce qui finit par nous lier, c’est une taupe qui attend une heure favorable pour miner tout le terrain. Dieu dans sa bonté permet à ces ennemis intérieurs de se manifester par les effets désastreux qu’ils produisent dans nos vies, cela peut être des ennuis de caractère, mais aussi des soucis de santé (ex de la rhinite qui était due à l’amertume + guérison instantanée après disparition de l’amertume).

Nous avons donc à faire la guerre à ces œuvres de la chair, véritables relais de proximité d’esprits de tourments établis dans les lieux célestes. Colossiens 3 en donne une liste : l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité (qui est une idolâtrie) des œuvres de la chair car ils proviennent de notre cœur et minent ou souillent notre propre corps (c’est ce qui vient du cœur qui souille l’homme Mat. 15/18- 19). Et plus loin Paul parlera encore de la colère, l’animosité (ou le ressentiment), la méchanceté, la calomnie ou discours outrageant, les paroles déshonnêtes (ou obscènes) et le mensonge.

Voilà des péchés qui nous pourrissent la vie et d’autres par lesquels nous pourrissons la vie des autres. Ne nous leurrons pas, les péchés du 2° groupe nous pourrissent la vie aussi : pensons à l’amertume et son fruit, la colère et son fruit etc.. Toutes ces choses prenant naissance dans le dedans de nos cœurs, peuvent développer dans nos corps des pathologies diverses : l’étymologie (grec ancien) du terme « pathologie » couramment considérée comme la maladie, renvoie au mot « passion » : (= l’étude des passions) cela parle de l’âme et de tout ce qui l’agite provoquant des conséquences néfastes dans le corps. Souvent nos maladies physiques prennent naissance dans une âme elle-même atteinte de maladie. Parfois c’est un dérèglement dans l’âme qui provoquera un dérèglement dans le corps. L’inconscient psychique malade va influer sur l’inconscient physique. C’est ainsi que beaucoup de nos maladies physiques n’ont pas une cause organique : elles sont dites pathologiques, liées à l’une ou l’autre de ces passions (amertume, colère, rancœur) qui commencent par miner l’homme intérieur (dans son âme) pour finir par atteindre son corps. Assez souvent même ce sont les péchés des autres à notre égard qui vont développer en nous ces maladies (médisances, calomnies, mensonges, harcèlement ou abus psychologique et/ou même spirituels). D’autres fois après la cessation de ces péchés à notre égard, le corps en portera encore la trace, car il n’est pas rare qu’il garde en mémoire la trace des souffrances intérieures et alors on aura mal à certains endroits du corps à certaines périodes qui rappellent certains faits, le corps dans ce cas adoptant les postures de l’âme blessée meurtrie. Et c’est parce que notre inconscient psychique marque notre inconscient physique ; cet inconscient physique on vit la plupart du temps sans y penser. Mais notre corps est une belle machine qui fonctionne grâce à cet inconscient physique ; c’est lui qui fait fonctionner des parties comme notre cœur, notre poumon, notre vésicule biliaire etc sans même que nous y pensions. Bien souvent, nous ne devenons conscients de ces organes que lorsqu’ils ne fonctionnent pas correctement ; mais lorsqu’ils fonctionnent bien nous les oublions : nous ne décidons pas de respirer, nos poumons dépendent pour cela non pas de notre volonté consciente mais de notre inconscient physique. C’est quand ces choses sont détraquées que nous nous apercevons de leur présence et de leur importance. Remercions le Seigneur pour le bon fonctionnement de nos organes.

Nous sommes dépouillés par ces œuvres de la chair qui nous minent de l’intérieur, nous privant du repos que le Seigneur a prévu pour nous ; elles nous empêchent d’y entrer, à moins que nous acceptions d’inverser les rôles : ne plus être de ceux qui sont dépouillés mais d’être plutôt de ceux qui dépouillent. Car en effet, c’est de cela qu’il s’agit dans une partie de ce combat : dépouiller le vieil homme de ses œuvres mauvaises, pour revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu en Jésus Christ ; cet homme nouveau réintégrera l’image de Dieu en nous car sans ça nous portons une autre image celle que revêtent les fils de la rébellion, (en Jean 8/44 Jésus disait qu’ils portaient la marque de leur père «le  mensonge »). Paul dira par la suite aux Colossiens : « Ne mentez point les uns aux autres, ayant dépouillé le vieil homme avec ses œuvres, et revêtu l’homme nouveau qui est renouvelé en connaissance à l’image de celui qui l’a créé ».

Il ne s’agit pas ici de détruire physiquement les membres de notre corps, mais de mettre à mort l’homme de péché qui agit en nous au travers de ces différents membres, ce qui est charnel en nous doit passer sous le jugement de l’épée de la parole de Dieu. Ces membres qui obéissaient naturellement à l’iniquité, nous devons par l’Esprit de Dieu les ramener à l’obéissance de Christ. L’homme charnel a en effet un corps (avec ses membres) qui s’appelle le « corps du péché » que nous devons réduire à néant. Paul nous parle de la nécessité du dépouillement de ce corps de péché, son mode opératoire est la circoncision par l’Esprit de Christ (Colossiens 2/11), il s’agira de couper ces membres/pierres d’achoppement. Ceux qui étaient là la première fois que je vous ai visité (c’était à Nogent en 2004 je crois ?) se souviendront peut être que j’avais apporté un message sur l’importance de la circoncision du cœur par l’Esprit de Dieu. J’avais parlé de ce travail intérieur de l’épée de l’Esprit de Dieu qui descend au fond dans le dedans du cœur (cette partie intime symbolisée par le prépuce qui recèle les impuretés) pour y extraire les excroissances de la chair qui obstruent la libération et la libre circulation de la vie de Dieu en nous : c’est le jugement par l’épée de la Parole de Dieu : Héb. 4/12.

Il va donc s’agir d’un combat, une guerre, une bataille d’extermination pour reconquérir notre âme, en faire une âme purifiée, régénérée, libérée des habitants qui lui font la guerre. L’âme est ici comme une ville de la terre promise du temps de la conquête par Josué: lorsqu’elle est habitée par le vieil homme elle est squattée par les œuvres de la chair (comme ces populations occupant Canaan); elle doit en être débarrassée pour permettre l’installation du nouvel habitant - le nouvel homme, le racheté de Dieu. Cette ville une fois nettoyée est une âme régénérée apte désormais à porter le fruit du nouvel habitant (le fruit de l’Esprit). C’est la maison nettoyée, balayée ornée mais aussi occupée et non laissée vide comme nous le verrons plus loin. Lorsque l’âme est restaurée nous sommes en bonne santé spirituelle psychique ce qui agit aussi sur notre corps. Beaucoup de guérisons se produisent lorsque l’âme va mieux. Proverbes 3/8 se détourner du mal produit la santé pour les muscles et un rafraîchissement pour les os. Bien entendu cela ne veut pas dire que toutes les maladies découlent forcément d’un dysfonctionnement de l’âme : donc pas d’amalgame.


Nous devons bien saisir l’importance qu’il y a de lier d’abord les 5 rois qui donnent à cette population d’ennemis intérieurs force et pouvoir dans la ville/notre âme. C’est souvent une fois qu’ils sont liés et neutralisés que l’on peut efficacement partir à l’attaque de certains habitants squatteurs de « notre ville » rachetée par le sang de Jésus et donc promise au repos. Elle est rachetée mais parfois encore habitée par une population qui juridiquement n’y a plus droit de cité : des œuvres de la chair qui finissent par devenir des liens. Rachetés, c’est notre position quand nous venons à Christ. Tout est accompli ; mais la réalité est que nous devons entrer dans ce qui a été accompli. C’est exactement comme décrit dans le livre de Josué : Dieu leur avait donné le pays mais ils devaient entrer en guerre pour le posséder et Josué devait se fortifier dans ce but. Nous de même, devons nous fortifier et entrer en guerre pour libérer notre ville-âme des habitants illégaux, et entrer en possession de notre repos : notre pays promis Matthieu 11/28. L’entrée effective dans ce repos marque le début de la manifestation concrète de notre citoyenneté céleste, la vocation de Dieu pour nous : la marque de celui qui est réellement libre et l’ennemi le sait aussi, raison pour laquelle son but est de l’empêcher ; si Abraham Lincoln a été assassiné pour avoir prononcé cette phrase, c’est parce qu’elle incarne une réalité majeure qui donne tout son véritable sens à l’affranchissement de l’esclavage.

L’exécution du jugement qui est écrit.

L’obéissance à Dieu et la résistance à l’ennemi

Les œuvres de la chair (les membres qui pratiquent l’iniquité), suscitent la colère de Dieu comme les pratiques idolâtres des populations que Dieu a chassé devant Israël ; il est dit que c’est à cause de l’idolâtrie de ces peuples que Dieu les a chassés devant Israël. Deutéronome 9:4. "Lorsque l’Éternel ton Dieu les chassera devant toi, ne dis pas en ton cœur : C’est à cause de ma justice que l’Éternel me fait entrer en possession de ce pays. Car c’est à cause de la méchanceté de ces nations que l’Éternel les chasse devant toi. Ce n’est pas notre justice qui nous donne la victoire sur ces ennemis dont certains sont à l’intérieur. Ce qui a toujours assuré la victoire à Israël c’était son obéissance. « Soumettez-vous à Dieu et résistez au diable il fuira loin de vous…… ».

Il y a plus loin un passage dans le livre des Juges qui illustre le lien direct entre l’obéissance et la victoire que le Seigneur nous assure dans la bataille : Juges 2/20 -22 : « Puisque cette nation a transgressé mon alliance que j’avais prescrite à ses pères, et puisqu’ils n’ont point obéi à ma voix, je ne chasserai plus devant eux aucune des nations que Josué laissa quand il mourut ». L’obéissance vaut mieux que tous les sacrifices (jeunes, prières, vœux ou marchandages etc..). Vous aurez beau prier pour qu’une situation change, si vous ne vous ne vous mettez pas en mouvement pour faire ce que Dieu attend de vous pour que la situation soit débloquée il ne se passera rien ; nous l’avons vu dans ce qui s’est passé à Aï : Josué a prié pour implorer le secours de Dieu, mais ce qui a renversé la situation c’est le fait qu’ils aient accepté de détruire l’interdit qui était entré dans le camp conformément à ce que Dieu leur avait demandé au départ.

Nous devons :
1)- Obéir ; puis 2)- résister ;l’un ne doit pas aller sans l’autre. C’est uniquement par son obéissance qu’Israël pouvait espérer être victorieux sur ses ennemis selon l’engagement pris par Dieu en Exode 34/11 : « Observez soigneusement ce que je vous ordonne et moi je chasserai devant vous les Amorites, les Cananéens, les hittites, les Périzites, les Hivites et les Jébuzites ». Obéir donc, mais aussi résister : accepter d’entrer dans cette guerre et livrer bataille afin d’entrer dans notre repos, certainement pas rester passif. Donc pas besoin d’attendre d’être parfaits pour être victorieux. Ce n’est pas notre justice qui va briser l’emprise du diable sur nos vies, mais l’application de la justice de Jésus Christ lorsque notre obéissance à cette justice sera complète. En effet le jugement de Dieu s’exerce sur les fils de la rébellion (ces membres rebelles) lorsque notre obéissance est rendue complète (2 Corinthiens10/6) : « nous sommes aussi prêts à punir toute désobéissance lorsque votre obéissance sera complète ». Le contexte de cette phrase de Paul est le combat spirituel que nous avons à mener avec des armes spirituelles mises à notre disposition dans ce but. Nos armes dans ce combat ne sont en effet pas charnelles car nous ne pouvons combattre la chair par la chair il nous faut faire appel à un principe supérieur, spirituel ; et nous ne pouvons davantage combattre des ennemis spirituels par la chair c’est pourquoi le verset 3 dit : « si nous marchons « dans » la chair, nous ne combattons pas « selon » la chair ».

Dieu passe devant le peuple

De même qu’il est dit que Dieu chassait ces populations devant les Israélites, il les chassera aussi « devant nous » , cela signifie que nous acceptons de le suivre dans son cortège de victoire ; si nous refusons de le suivre là sur le champ de bataille où Il nous précède, nous ne saurons voir la victoire car il n’y a pas de victoire sans combat. Personne ne peut à ta place aller sur le champ de bataille pour remporter la victoire sur les rois qui t’asservissent, ce sera ta victoire parce que cela aura été ton combat.

Dans la bataille, Dieu passe devant son peuple c’est lui qui mène le combat c’est lui qui assure la victoire. Nous devons Le suivre dans la bataille (comme Israël en Josué 10) afin de marcher sur les dépouilles de l’ennemi que Dieu fera tomber à nos pieds ; et après cela, notre part sera de les dépouiller de leur butin (comme Jésus a dépouillé les dominations spirituelles..) et de récupérer toutes parcelles de territoires sur lesquels ces ennemis régnaient auparavant ; c’est pourquoi la bataille contre les rois fut poursuivie par une bataille pour récupérer leurs villes. Ne pas craindre l’ennemi car Dieu marche devant nous et combat pour nous. Josué 10/8 : « n’aies pas peur d’eux je vais les livrer en ton pouvoir ».

Dieu s’engage dans la bataille

Dieu s’engage Lui-même à nos côtés pour nous faire triompher ; c’est pourquoi il est dit en Josué 10/ 15 : « le Seigneur lui-même combattait aux côtés d’Israël ». Et dans ce but, il engage à nos côtés, toutes les forces à sa disposition. Dans le combat contre les 5 rois, il est montré comment les astres ont été mobilisés suite à la prière de Josué (Josué 10/12 à 14) ; il convient de lier ce passage à celui qui le précède et qui précise qu’il y eut plus d’homme tués par les grêlons que par les épées des Israélites. Notre Dieu est souvent nommé : « l’Eternel des Armées » donc il mobilise Ses armées célestes toutes les fois que les circonstances l’exigent : une armée n’existe qu’en raison d’une guerre disons-le clairement. Et les grêlons tombés sur les ennemis étaient le résultat de l’action spirituelle de ces armées célestes sur le cosmos. Dans un écrit, je parle de la lettre à l’église de Sardes (Apoc.) où Jésus se présente comme celui qui a dans sa main les 7 étoiles et les 7 esprits de Dieu ; ces 7 étoiles sont 7 anges à la disposition du Seigneur conformément à Colossiens1/ 15 à 17 qui dit que c’est par Lui et pour Lui que ces armées furent créées. Ces 7 étoiles dans sa main montrent que ces anges sont à sa disposition pour que la volonté de Dieu parfaite dans le ciel s’accomplisse sur la terre : ils sont au service de Dieu pour notre bien et l’équilibre de l’univers. Or il y eut un ciel ouvert lors de cette bataille contre les 5 rois ; et la conséquence fut  « le bouleversement opérée dans la course des 2 astres » : le soleil s’était arrêté sur Gabaon et la lune s’était immobilisée sur la vallée d’Ajalon et cela jusqu’à ce que les Israélites aient totalement pris le dessus sur leurs ennemis.

Les cieux sont ordonnancés de façon parfaite et bien réglée (Job 9/9) de telle sorte qu’une seule modification dans cet ordre est de nature à tout bouleverser sur la terre. Imaginez un instant les conséquences possibles de l’immobilisation des 2 corps célestes principaux que sont le soleil et la lune. L’équilibre de l’univers est basé sur la course régulière des signes du zodiaque : Job 38/32 montre qu’ils doivent apparaître chacun en son temps. Il se passerait forcément des chocs ou collisions si la course régulière des astres était bouleversée, car tout est lié dans un ordre parfait : Job parle dans le verset précédent du lien maintenant les Pléiades et des cordes qui retiennent Orion (Job 38/31) ; s’ils sont maintenus ou attachés il y a une raison ! Le livre de Job dans ce même chapitre parle aussi des lois du ciel qui sont censées exercer leur pouvoir sur la terre (versets 32-33). Qui tient ces liens et ces cordes pour permettre l’équilibre sur la terre en adéquation avec le ciel, sinon les anges au service de Dieu pour le maintient de l’ordre dans l’univers pour le bien des hommes que Dieu a créés ? Les pierres de grêle tombées sur les ennemis du peuple devaient être des débris de corps célestes déviés de leur course et tombés sur terre à cause du choc de l’arrêt inopiné de ces deux astres ; il est dit dans ce passage de Josué 10, qu’elles ont commis plus de dégâts dans la bataille que l’épée des Israélites.

Des ennemis exterminés

Les ennemis qui combattaient les Israélites devaient non seulement être poursuivis ou pourchassés mais encore exterminés. De même, les œuvres de la chair qui combattent dans nos membres ne peuvent être vaincus que dans la mesure où ils sont mis à mort. Ce qui fut fait à la fois par l’épée des Israélites et par l’intervention directe surnaturelle de Dieu.

Cette guerre que nous devons mener contre les anciens habitants de notre âme (les œuvres de la chair) doit être une lutte sans merci. Lorsqu’Israël menait la guerre pour la conquête de sa terre promise, tout ce qui se trouvait dans le pays souillé devait être dévoué par interdit : frappé et détruit sans pitié c’est cela « l’extermination ».

Répétez après moi : « Je poursuis mes ennemis, je les atteins, et je ne reviens pas avant de les avoir exterminés. » Ce n’est pas un mantra, mais l’énonciation du jugement qui est écrit et qui doit être accompli.

Déloger les rois

Josué avait momentanément laissé les 5 rois dans la caverne où ils étaient allés se réfugier pour se focaliser sur le combat contre les populations qui étaient sous leur autorité ; il avait dit aux Israélites de ne pas s’attarder à la caverne, de se contenter d’y poster des gardes pour éviter que les rois ne s’échappent ou n’aient les moyens d’exercer une quelconque autorité sur leurs populations : il s’agissait juste à ce moment-là de neutraliser le centre de commandement.

Une très mauvaise stratégie de combat est celle qui consiste à concentrer tout le combat sur les rois, les chefs, au détriment de leurs vassaux ou relais de tourment : guerre des étoiles-pseudo combat territorial. Mais sachons que tant qu’existera une population et un territoire propices à l’exercice du pouvoir de nuisance d’une principauté, un roi mort sera toujours remplacé par un autre roi (le roi est mort, vive le roi). Ceci dit, après avoir combattu les populations ennemies, les Israélites devaient revenir exécuter leurs rois. Sans cela la bataille n’était pas complète. Le problème est la tendance des extrêmes : soit on traite exclusivement les rois en laissant de côté ceux par lesquels ils exercent leur pouvoir, soit on choisit de combattre en priorité les populations (relais de tourment) en négligeant carrément le pouvoir de nuisance de leurs rois même neutralisés. Mais il arrive aussi qu’on oublie simplement d’en finir avec eux, parce que rusés ils se planquent dans des lieux stratégiques en attendant des temps plus favorables pour agir : ce qui se serait passé à Makkéda si des soldats ne s’étaient aperçu de leur manège.

La Caverne de « Makkéda ».

Il est singulier que les 5 puissances d’asservissement n’aient trouvé d’autre refuge que la caverne de Makkeda qui signifie « l’endroit des bergers ». Or cette « caverne » représente l’activité du séjour des morts sur la terre car le théâtre d’opération de ces tourmenteurs spirituels est la terre cependant que le centre de commandement (leur Q.G.) reste les lieux célestes puisque ce sont des puissances spirituelles des les lieux célestes.

Cette caverne de Makkeda « lieu des bergers » évoque souvent pour les brebis l’enclos sécuritaire de la protection du berger que nous avons finit par assimiler au bâtiment de l’église. Et c’est pourquoi parfois ces lieux deviennent en fin de compte des lieux de brigandages où les brebis se font dépouiller par des mercenaires et des brigands. Souvenons-nous : Jésus avait reproché au peuple d’Israël d’avoir fait du temple de Jérusalem une « caverne » de voleur et non une maison de prières. Aujourd’hui encore Il pourrait aisément venir avec son fouet et tout balayer de même sur son passage dans ces « lieux des bergers » assidument fréquentés par des brebis le dimanche matin et dans la semaine pour repartir à vide sans être vraiment nourries ni restaurées.

C’est que souvent, une fois que les brebis sont entrées dans ces « lieux des bergers » (assimilés en langage courant à « l’Église » qui est pourtant un organisme vivant donc pas un bâtiment), les problèmes qu’ils avaient auparavant sont oubliés, passés sous silence, ou niés comme s’ils s’étaient tout à coup volatilisés. C’est précisément l’illusion que veulent donner les puissances d’asservissement afin de pouvoir rester en place sans être dérangées ou tourmentées par le passage du Seigneur (songeons à « légion » qui avait demandé à Jésus de ne pas le tourmenter). L’homme que cet esprit impur tourmentait se réfugiait lui-même dans les « cavernes » des sépulcres : lieux qui figurent spirituellement les séjours des morts. C’est ainsi que des gens restent asservis alors qu’ils ont pénétré dans ces lieux et on leur dira de faire plus d’œuvres, plus de réunions, plus d’études bibliques pour obtenir un meilleur affranchissement, comme si tous ces accomplissements religieux, même évangéliques avaient le pouvoir de libérer. D’autres fois on proposera des responsabilités ou des rôles dans l’église qui vont tristement avoir pour résultats d’occulter momentanément des problèmes de fond latents : l’activisme empêche souvent la remise en question profonde et tant que durera le «faire», l’ «être» n’aura que peu d’espace pour la mise en lumière de son état réel. Et c’est ainsi que peu à peu l’identité des brebis se trouve définie non par le Seigneur des Brebis qui appelle chacune par son nom, mais par l’église et les responsabilités qu’on y exerce, le rôle qu’on y joue ou pas; et qu’il vienne à perdre ses responsabilités ou son rôle, l’individu se trouvera nu, privé de ce qui avait fini par devenir sa « raison d’être ». Sachons que la plupart de ces choses dans lesquelles nous sommes souvent conviés à entrer n’ont aucun pouvoir intrinsèque de libération : elles doivent lorsqu’elles proviennent de la volonté de Dieu et de son projet pour Ses enfants, demeurer des conséquences non des moyens. C’est Jésus qui affranchit. L’adversaire se joue de notre ignorance à ce sujet.

Normalement, plus une personne se rapproche du Seigneur, plus les zones d’ombre ou ténébreuses de sa vie sont mises en lumière. Il ne faut pas avoir crainte de la lumière du Seigneur, ce qu’elle détruit ce n’est pas nous, mais la part de ténèbres que nous transportons souvent à notre insu. Mais parce qu’il est dit qu’une personne venue au Seigneur n’a plus de problèmes avec l’ennemi, plusieurs cachent leurs nombreux troubles spirituels, leurs zones d’ombre tout en vivant secrètement dans la honte de ne pas être vraiment libres. Et les tourmenteurs spirituels restent là, en place bien au chaud et non débusqués. La tactique de ces rois spirituels est de faire croire que dans la « caverne de Makkeda » (lieu des bergers), il est impossible d’être sous leur emprise. Mais comment serait-ce vrai quand eux-mêmes réussissent à trouver refuge en de tels lieux provoquant gênes et autres blocages dans la vie de leurs victimes, tant qu’ils ne sont pas débusqués ? Makkeda symbolise le carcan de la religion, un repaire tranquille où peu de gens penseront à aller débusquer des tourmenteurs spirituels. Pour les sortir de leur tanière, même mode opératoire que Josué (Josué 10/16 à 19). Il faut que Dieu donne le discernement de leur présence là où ils se cachent. Ce n’est pas Josué qui les a vus ; il est dit qu’on vint l’informer qu’ils s’étaient réfugiés dans la caverne de Makkéda.

Une fois leurs relais de proximité exterminés, il s’agira donc de déloger ces rois de leur tanière puis de les exécuter en vue de les piétiner comme les serpents sur lesquels Jésus a dit qu’Il nous donne le pouvoir de marcher ; or c’est le feu qui fait sortir les serpents de leur repaire. Aussi, Dieu lui-même manifestera sa puissance pour les faire sortir du confort des cavernes où ils se réfugient.

La clé de David : une clé de domination qui dépend d’une position.

Nous allons maintenant aborder l’exécution proprement dite des 5 rois. Vous remarquerez qu’une fois exécutés, ces rois sont jetés à nouveau dans la caverne qui est scellée sur eux. C’est ici que nous allons parler plus longuement de la clé de David. Elle nous donne l’autorité au nom de Jésus pour exercer le jugement contre les rois, pour leur mettre des ceps de fer (Ps. 149).

Comment opère cette clé ?

Nous avons vu que ces rois ont leur quartier général établi dans les lieux célestes : Éphésiens 6 ; que ce n’est pas avec des membres établis sur la terre que nous pouvons les exécuter sinon le combat serait inégal. Rappelons aussi que Paul dit que quand nous entrons dans cette guerre, les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais puissantes par la vertu de Dieu. Comment obtiennent-elles cette puissance sinon en étant elles-mêmes issues du lieu où se trouve la puissance ? Nous allons en effet entrer dans cette guerre d’extermination des rois en nous positionnant nous aussi dans les lieux célestes, là où se trouve le quartier général de notre puissance et notre force spirituelle. Les forces en présence dans cette guerre seront donc spirituelles des deux côtés.

Paul dit (Ephésiens 1/16 à 22) : « Je ne cesse de rendre grâce pour vous, faisant mention dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance ; et qu’Il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, Et quel est envers nous qui croyons l’infini grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au dessus de toute domination, de toute autorité de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer non seulement dans le siècle présent mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l'a donné comme chef suprême à l'Eglise, qui est son corps; la plénitude de celui qui remplit tout en tous ».

Notons bien que Paul termine en disant aux Éphésiens : « Il a tout mis sous ses pieds ». Ici se trouve la « clef » qui nous permet de poser le pied sur le cou de ces rois. Le pouvoir et la puissance spirituelle que nous allons déployer pour exécuter ces rois ne nous seront pas accordés parce-que nous aurons demandé à Dieu de nous les donner, mais uniquement lorsque nous serons entrés dans la position où ce pouvoir et cette puissance de Dieu opèrent. Si vous voulez poser vos pieds sur le cou d’un adversaire, il faut que cet adversaire soit positionné sous vos pieds, ou que vous soyez positionnés au dessus de sa tête. Le passage ci-dessus dit non seulement que ces puissances sont sous les pieds de Jésus mais aussi que Jésus a été élevé au dessus d’elles.

 En Ephésiens1 Paul parle de l’endroit où se trouve Christ et qui aussi le quartier général de la puissance de Dieu, puis en Éphésiens 2/6 il parle de l’endroit où se situe le Q.G. de la puissance de l’église : il s’agit d’une position assise dans les lieux célestes en Jésus-Christ : « il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ ». Paul démontre d’ailleurs aux Colossiens (3) que c’est à partir de cet endroit que nous pouvons exercer le jugement contre nos tourmenteurs; ainsi, avant d’ordonner de faire « mourir les membres qui sont sur la terre (verset 5), il dit (verset 1): «Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut là où Christ est assis à la droite du Père.» Le siège de notre puissance dépend étroitement du siège de la puissance de Christ ; il est puissant parce qu’il est ressuscité et assis à la droite du Père ; et nous nous le serons si nous sommes assis en Lui. Lui dans le Père et nous en Lui : c’est la position qui permet à sa puissance de résurrection d’être agissante à travers nous. D’ailleurs plus loin, le passage d’Éphésiens 6, qui aborde les armes spirituelles que Dieu met à notre disposition pour ce combat, commence en parlant de cette position de laquelle ces armes tirent toute leur efficacité, le verset 10 dit ceci en Français courant : «  Enfin, puisez votre force dans l’union avec le Seigneur, dans son immense puissance ». Voilà la position normale de l’église pour qu’opèrent les clés du royaume des cieux, de sorte que les portes du séjour des morts ne prévalent pas contre elle. La puissance de la croix agit dans nos vies lorsque nous sommes morts avec Christ. De même Sa puissance de résurrection sera agissante dans nos vies dans la mesure où ressuscités avec Lui nous serons assis en Lui dans les lieux célestes. C’est cela l’union avec le Christ de laquelle dépend l’efficacité de la clef de David.

Retenons donc que notre puissance dans ce combat est liée à notre position, les deux allant ensemble. Le pouvoir et la puissance dépendront de votre position ; cela signifie que votre position engendrera nécessairement un pouvoir et la puissance qui va avec. Si nous sommes assis dans les lieux célestes en Jésus-Christ, c’est que nous accédons au trône : le lieu du règne et de la domination ; ce qui nous permettra de dominer à notre tour sur nos ennemis. La clé de David ne peut être opérationnelle qu’à partir de cet endroit : le trône de Dieu. C’est en nous faisant accéder au trône que Dieu nous apprend à régner : « domine sur tes ennemis » : Psaume 110/2 , mais le verset 1 dit « assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marche pied ». Donc : « Approchez-vous et posez vos pieds sur le cou de ces rois »…

Rappelons le nom des 5 rois devant être exécutés :

Adoni-Tsédek (roi de Jérusalem): seigneur de justice ;

Hoham : que l’Eternel force (roi d’Hébron) ;

Piram : comme un âne sauvage (roi de Jarmuth) ;

Japhia  (roi de lakis) ;

et enfin, Débir (roi d’Eglon).

Ceux qui avaient été combattus par ces rois devaient manifester leur domination sur eux. Ce devait être leur victoire ; ils devaient chacun s’approprier cette victoire. Vous devez marcher « vous-mêmes » sur les serpents et scorpions qui ont envahi vos vies. La victoire pour la conquête de notre Canaan spirituel doit s’approprier individuellement. Les rois n’ont pas été exécutés avant ce geste prophétique de domination sur eux : Approchez-vous, mettez vos pieds sur les cous de ces rois. (Verset 25). C’est le symbole d’une victoire totale et éclatante que de fouler aux pieds ses ennemis. Nous ne pouvons pas poser nos pieds sur leur cou et les décapiter s’ils ne sont pas d’abord tombés en notre pouvoir. Nous ne mettons pas nos pieds sur leur cou pour les vaincre mais parce que nous les avons vaincus ; c’est le signe qu’ils sont tombés et livrés en notre pouvoir.


S’approprier les villes -Posséder les portes de ses ennemis-.

Nous avons vu qu’il ne suffisait pas d’exterminer les populations, il était aussi nécessaire d’exécuter les 5 rois qui dominaient sur elles. Cependant le plan de Dieu ne s’arrêtait pas là, le but c’était la conquête des territoires par les Israélites. Pour cela, les populations vaincues devaient être dépossédées. Il s’agissait de conquérir puis libérer toutes les villes sous influence spirituelle des rois exécutés afin de les placer sous une autre autorité spirituelle : celle du Roi de justice (Melchisédek antithèse d’Adoni-Tsédek). Pour cela il fallait commencer par :

Posséder les portes de ces ennemis 

Une vision qui dépend d’une position.
Même si les Israélites avaient mené une guerre victorieuse contre les populations de ces villes, tous les habitants n’avaient pu être exterminés n’étant pas tous partis au combat : certains étaient restés garder les portes de la ville ainsi que les bagages (cela se passait ainsi) ; et il s’agissait d’exterminer ces gardiens. Les Israélites devaient les vaincre pour leur reprendre les clefs de la ville qui devaient changer de mains. Si vous possédez les portes vous possédez le pays. Certaines villes faisant partie de la conquête de la terre promise, étaient de véritables forteresses ; néanmoins le peuple ne devait pas se décourager car comme Il l’avait dit à Moïse, notre Dieu est grand et redoutable (Deutéronome 7/21) : « Ne tremblez pas devant ces nations : le Seigneur votre Dieu est avec vous, et c’est un Dieu grand et redoutable ». Il est bon d’être encouragés par une telle déclaration  lorsque la victoire semble impossible à vue humaine. Mais n’oublions pas que Dieu a fait tomber Jéricho en faisant s’écrouler ses murailles fortifiées.

Parfois nous sommes engagés dans des combats où nous ne voyons pas d’issue heureuse, des situations impossibles ; souvent dans nos prières nous pleurons disant : « Seigneur tu vois comme c’est difficile, je n’y arrive pas malgré tous mes efforts, tu vois ce qui m’arrive; combien je suis fatigué de me battre ..etc. ». Mais quelqu’un disait ceci : « Ne dis pas à Dieu à quel point la montagne qui se dresse devant toi est grande et redoutable, mais dis plutôt à la montagne à quel point ton Dieu est grand et redoutable ». Voilà qui change considérablement la perspective dans laquelle on se place ; le regard que vous posez sur Dieu, détermine le regard que vous posez sur les difficultés qui sont devant vous. Pensez aux espions envoyés par Moïse dans les territoires qu’ils devaient conquérir où les habitants avaient l’apparence de géants (Nombre 13/25 à 33). Comment réagissons-nous face à nos géants intérieurs et extérieurs ? Après les avoir vus, regardons-nous à Dieu ou à nous-mêmes ? Moïse avait dit aux 12 espions envoyés explorer Canaan de bien observer le pays : de voir si ses habitants étaient forts ou faibles, nombreux ou pas, si le sol était riche ou pauvre, si les villes étaient fortifiées ou non. Les espions négatifs avaient néanmoins fait un rapport conforme à la réalité objective (Nombre 13/ 27 à 29) : ce qu’il est : un pays où coule le lait et le miel ; le peuple qui l’habite est-il fort ou faible petit ou en grand nombre : un peuple puissant, des géants enfants d’Anak ; si le pays est bon ou mauvais : un pays qui dévore ses habitants; si les villes sont fortifiées ou ouvertes : les villes sont fortifiées. Tout était donc la stricte vérité dans ce rapport, mais c’est la conclusion à laquelle ils étaient parvenus qui les avait disqualifiés. Tout était vrai, mais la difficulté de la situation et les nombreux défis qu’elle comportait les a propulsés dans la crainte, les murmures et les critiques et empêchés de voir ce que Dieu voulait faire de ces impossibilités humaines ; leur rapport était de nature à susciter la peur et non la foi c’est pourquoi il est dit que Caleb les fit taire.

Si vous ne voyez que des impossibilités dans les difficultés devant lesquelles Dieu vous place pour votre formation et croissance, vous allez aussi vous voir comme des sauterelles et ne pourrez par conséquent pas entrer dans la victoire ni déposséder vos ennemis. Dans le combat, ce que nous voyons n’est pas plus important que la façon dont nous regardons. Souvenons-nous du serviteur d’Élisée (2 Rois 6/ 15 à 17) : avant que le Prophète ne prie pour que les yeux de son serviteur s’ouvrent, que voyait celui-ci sinon une troupe de l’armée Syrienne entourant la ville avec des chevaux et des chars ? Ce qui lui fit dire : « comment ferons-nous ? ». Mais lorsque le Seigneur ouvrit ses yeux suite à la prière du Prophète, il vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu entourant Élisée. Si la situation matérielle n’avait pas changé, (les syriens étant toujours là autour de la ville), manifestement la situation spirituelle était non pas en faveur de leurs ennemis mais en leur faveur : ceux qui étaient avec eux étaient en plus grand nombre que ceux avec leurs ennemis » Amen ! Nous devons voir et entendre cela, c’est valable pour nous aussi car le Dieu vivant est pour nous ! Il engage à nos côté Ses armées célestes, ne l’oublions jamais !

Alors comment vois-tu la ville que Dieu te donne ? La vois-tu avec des murailles impénétrables, des portes imprenables, et encerclée de chars et de chevaux de l’ennemi ? Ou bien es-tu en mesure de voir les chars et chevaux de l’ennemi encerclés par les chevaux et les chars de feu du Seigneur qui sont autour de toi ? Et à quel endroit es-tu situé dans cette bataille ? Dans la vallée ou sur la montagne entourée des chevaux et les chars de feu du Seigneur ? Sache que ta vision dépend de ton positionnement. Élisée était dans une position élevée « dans la montagne » puisque son serviteur a vu les chevaux et chars de feu l’entourant « dans la montagne ». Les Syriens encerclaient la ville, mais la montagne où se trouvait Élisée encerclait la ville. Élisée était dans une position de domination par rapport aux Syriens : une position élevée au dessus de ses ennemis ; si ceux-ci encerclaient la ville, Élisée lui, les encerclait et cela faisait toute la différence : il était en position de faire de ses ennemis son marchepied.

Parmi les 12 espions envoyés en Canaan, alors que Caleb disait qu’ils étaient capable de s’emparer du pays malgré les difficultés apparentes, ses compagnons déclaraient : « nous ne pouvons pas attaquer ces gens ils sont bien plus forts que nous ». Il n’y eut que Caleb et Josué pour avoir une vision positive du pays et pourtant ils ont tous les 12 vu le même pays ; mais les yeux et les pensées de ces 2-là étaient fixés sur Dieu. Voici le genre de déclaration qu’ils faisaient : « Si le Seigneur nous est favorable, il nous conduira dans ce pays et nous le donnera ». Et encore « n’ayez pas peur des habitants de ce pays, nous n’en ferons qu’une bouchée ». Ce qui rejoint ce que disait Élisée à son serviteur : « Ne crains point car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux ». Ces paroles n’étaient pas de la pensée positive mais le résultat d’une révélation : les yeux spirituels du serviteur avaient été illuminés. Nous avons besoin de ce type d’illumination pour entrer dans notre Canaan spirituel (pour ne pas regarder aux géants mais au Dieu vivant qui marche devant nous). C’est pourquoi Paul dit aux Éphésiens dans le chapitre 1 qu’il priait afin que Dieu leur donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance et qu’Il illumine les yeux de leur cœur afin qu’ils sachent quelle est l’espérance attachée à leur appel. Dieu doit nous ouvrir l’intelligence spirituelle pour que nous saisissions l’importance de ce qui est dans la boîte emballée et fermée par le beau ruban. C’est cette illumination qui nous encourage à entrer dans la citoyenneté céleste. Certains n’y entrent pas parce qu’ils en sont si peu informés ; leurs yeux demeurent fermés à ces réalités n’ayant pas reçu l’illumination dont parle l’apôtre. Cette illumination nous éclaire sur notre position et par conséquent nous avons une vision sur ce qui entoure le trône et la présence glorieuse du Seigneur. Cette illumination nous fait comprendre, comme dit l’apôtre, l’infinie grandeur de Sa puissance se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force ; cette force qu’Il est en mesure de déployer pour nous en engageant toutes Ses armées à nos côtés. L’illumination de notre cœur nous ouvre les yeux spirituels sur ce lieu de Sa présence où servent les myriades formant le chœur des anges et dont parle l’épître aux Hébreux (chap. 12) ; ces myriades qui servent le trône sont aussi chargés aussi d’exercer le ministère en notre faveur (Cf. L’échelle de Jacob).

À votre avis pourquoi Dieu a envoyé les 12 espionner le pays alors qu’Il savait qu’ils verraient ces montagnes de difficultés ? Mettons-nous à leur place ; ne disons-nous pas parfois que si nous savions à quel point une situation allait être difficile nous ne nous y serions jamais engagés ? Dieu cherchait-il donc à décourager son peuple ? Ou alors souhait-il leur faire comprendre que conformément à ce qu’Il avait dit à Moïse Il est le Dieu grand et redoutable ! C’est dans les situations impossibles que Dieu se révèle à nous « grand et redoutable ».

En plus de posséder les portes de ces villes conquises, il fallait ne rien laisser subsister de ce qu’elles contenaient auparavant : il était aussi nécessaire d’éradiquer tout signe d’appartenance des anciens propriétaires: tout ce qui avait été souillé par les anciens habitants devait être détruit, brûlé, ces villes devaient être purifiées et les autels aux idoles qu’elles contenaient, démolis.

Démolir les autels

Dieu avait demandé au peuple non seulement de ne pas conclure d’alliances avec les habitants du pays, mais encore de démolir leurs autels (Juges 2/2 et Deutéronome 7/2). Le peuple devait donc renverser tous les autels qui avaient été érigés dans le pays afin qu’ils ne deviennent pas des pièges pour eux. Car les autels demandent toujours qu’on y sacrifie, c’est à cela qu’ils servent. Les autels de ces nations que Dieu avait chassées devant les Israélites avaient servi à l’adoration de faux dieux ; alors que l’autel de nos vies comme celui que Dieu attendait d’Israël, devrait être consacré à l’adoration du seul vrai Dieu. Cela nous ramène à cette parole de Paul citée précédemment (1 Cor. 6/16) : « Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? ». C’est pourquoi le lieu saint de notre vie doit être purifié des souillures de l’ancien habitant.

Nous devons donc renverser les « autels » aux idoles qui ont été érigés dans nos vies. Un enfant de Dieu n’a plus d’autels voués aux idoles dirions-nous n’est ce pas ? C’est quoi l’idolâtrie ? Bien sûr c’est le fait de vouer un culte à une entité : un dieu ou un objet, lui sacrifier quelque chose qui nous appartient (notre vie notre temps tout ce qui nous coûte). Croyez-vous que cela concerne uniquement d’anciens catholiques, bouddhistes ou autres religions à statues ? Non certainement pas, car les lettres des apôtres étaient adressées à l’église de Jésus-Christ, des gens censés avoir reçu la Parole de vie ; Paul dira d’ailleurs que les idoles ou statues en elles-mêmes ne sont rien c’est ce qui est derrière qui représente quelque chose qui est en abomination à Dieu. Or dans notre texte de Colossiens 3, Paul définit la « cupidité » comme étant une idolâtrie : verset 5 (et c’est certainement vrai pour les autres péchés cités, d’ailleurs l’idolâtrie ne fait-elle pas partie des œuvres de la chair décrites en Galates 5 ?).

La cupidité c’est le désir excessif du gain qui a 5 synonymes qui sont : l’ambition, l’avarice, l’avidité, la convoitise, et la voracité ». La cupidité, n’avait-elle pas à voir avec le crime d’Acan et l’interdit qui avait coûté la victoire au peuple d’Israël lors de la conquête d’Aï ? C’est en effet par cupidité qu’Acan s’était approprié ce qui normalement devait être détruit ; il avait dit ceci : « J’ai vu dans le butin, un beau manteau de Schinéar, deux cent sicles d’argent, et un lingot d’or du poids de 50 sicles ; je les ai convoités, et je les ai pris ». La cupidité commence toujours par la convoitise des yeux : « j’ai vu ». La cupidité ainsi que la convoitise et l’ambition qui vont avec, font entrer l’interdit dans nos vies et souillent l’autel qui aurait du être consacré à Dieu. Combien de feux étrangers n’avons-nous pas allumé sur cet autel en pensant apporter à Dieu quelque chose que nous avons pris comme butin sur les possessions de l’ancienne nature. Quelque chose de bien à nos yeux dont on se dit que cela peut éventuellement servir dans le royaume de Dieu. Il y a deux façons de se présenter à l’autel avec ces choses : ou nous les apportons dans le but de servir Dieu avec, ou nous les apportons sur l’autel afin que le feu de Dieu descende pour les consumer. Alors il arrive parfois que Dieu nous redonne ces choses mais d’une façon bien différente : par exemple un don naturel que nous avions, et dans lequel nous avions servi nos passions ; quelque chose qui prenait tout notre temps en déplaçant le curseur des priorités dans nos vies.

Le manteau de Schinéar pris par Acan sur le butin de Jéricho ce n’était pas rien. Jéricho était une forteresse résistante, sa prise a fait l’objet d’une procédure spéciale qui ne fut pas renouvelée par la suite. Ce manteau symbolisait quelque chose qui était de nature à ramener le peuple à bien pire que l’Egypte : Babylone et ses dieux et surtout son orgueil démesuré de toucher le ciel (tour de Babel). Beaucoup de personnes venant au Seigneur se font avoir avec l’idée qu’elles vont enrichir ou enjoliver l’image du christianisme avec ce qu’elles étaient ou possédaient auparavant. Il arrive que Dieu refuse clairement ces sacrifices qui ne lui plaisent pas (Jérémie 6/20) : « Qu’ai-je besoin de l’encens qui vient de Séba ? Du roseau aromatique d’un pays lointain ? Vos holocaustes ne me plaisent point, et vos sacrifices ne me sont point agréables » : des feux étrangers (pays lointains).

Parler des 2 manteaux de Schinéar fréquents :
  1. Des témoignages de conversions les plus éclatantes toujours mis en avant au détriment des autres et où la glorification du témoin finit par faire de l’ombre à la gloire revenant à Dieu (ex..) ;
  2. Études ou compétences professionnelles brillantes plus appréciées dans certaines assemblées et ouvrant souvent la porte à des responsabilités dans les églises transformant peu à peu celles-ci en entreprises chrétiennes...

Mais tout cela ressemble bien peu à la façon d’agir du Seigneur ; pensons à certains qu’il a suscité parmi les 12 : des gens sans grande instruction ! Regardez aussi comment Il a utilisé Paul le lettré, l’intelligent ; il l’a « vidé » de ce qu’il était au point que celui-ci a finit par dire aux Corinthiens (1Cor 2/1-2) : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n'est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement. ». Il en est de même pour moi devant vous aujourd’hui ; je suis dans une grande crainte avec l’espérance que Dieu Lui-même vous touche au travers de ce qu’Il fait couler par ma bouche et non pas que vous soyez éblouis par ce que je pourrais représenter par des connaissances ou capacités humaines, comme si devant Dieu c’était cela qui compte. Dieu n’a pas besoin de ce que vous « représentez » il a besoin de ce que vous êtes à ses yeux et cela change tout. Ce que tu es à ses yeux c’est ce que Lui-même a prévu de faire en toi, dans ton âme et de toi.

Mais revenons à ce manteau de Schinéar qui symbolise dans ce texte la convoitise et la cupidité, il y a une chose à comprendre concernant la raison pour laquelle Dieu a dû juger son peuple pour la possession de ce manteau. Dans d’autres cas, Dieu leur avait dit qu’ils pouvaient conserver une partie du butin à savoir les biens et le bétail, mais pas à Jéricho où beaucoup d’objets avaient servi aux cultes des anciens habitants. Le manteau de Schinéar n’était pas un simple vêtement, il revêtait à la vérité un caractère idolâtre qui risquait de pervertir toute la nation d’Israël. La Bible nous rapporte que le roi de Schinéar c’était Amraphel (Gen. 14/1); ce roi faisait partie des 4 rois venus faire la guerre dans la vallée de Siddim à 5 autres rois (dont celui de Sodome) ; souvenons-nous, ils avaient emporté dans leur butin Loth le neveu d’Abraham. Ces rois avaient envahi le pays de Canaan à cette époque et y avaient certainement introduit toutes leurs pratiques. Le nom Amraphel signifie « Qui parle des choses cachées ». la révélation des choses cachées fait référence au ministère de Prophète. La bible nous fait comprendre que c’est Dieu qui prend l’initiative de révéler les choses cachées; mais lorsque l’homme court-circuite cette procédure, il entre dans la divination : il est un devin et non un prophète. Le manteau de Schinéar est l’antithèse du manteau de Prophète, vrai vêtement spirituel dont le Seigneur revêt ses véritables porte-parole : l’adversaire cherche sans cesse à copier les choses saintes dans le but les pervertir : les faux prophètes ont eux aussi un manteau qu’ils revêtent mais pour mentir (Zacharie 13/4).

Concernant ce manteau de divination, souvenons-nous que Dieu avait prévenu son peuple que lorsqu’Il le ferait entrer dans la terre promise, il ne devrait pas imiter les abominations des nations qu’Il chasserait devant lui, qu’il ne devrait se trouver personne parmi le peuple à exercer le métier de devin, d’augure ou de magicien ; or ces métiers étaient chose courante en Mésopotamie : le fameux manteau de Schinéar était le vêtement courant de ces devins, et leurs pratiques occultes étaient aussi entrés avec eux dans les pays soumis, c’est ainsi que Jéricho était connue pour être un haut lieu (forteresse) de divination , c’est pourquoi le Seigneur avait dit que personne ne devait rebâtir cette ville à moins d’être maudit et au prix de son premier né : Josué 6/26. Contrairement à d’autres villes conquises, Jéricho ne l’avait pas été pour être habitée. Mais comme à d’autres occasions le peuple n’avait pas tenu compte de la parole de Dieu et Jéricho fut rebâtie et la malédiction tomba comme annoncée sur Hiel de Béthel : 1Rois 16/ 34.


La cupidité fait entrer dans nos vies un interdit qui bloque la vraie bénédiction de Dieu. Nous ne pouvons pas aller plus loin à moins que cet interdit soit ôté. Si nous retrouvons dans nos vies au moins une des 5 formes de la cupidité (l’ambition, l’avarice, l’avidité, la convoitise, et la voracité), nous devrons considérer que nous avons là une idole qui va exiger des sacrifices de notre part. Si nous ne détruisons pas ces idoles, elles finiront par nous dévorer de l’intérieur en prenant de plus en plus de place et demandant toujours plus de sacrifice. Mais au-delà de l’idole ce qu’il est important de saisir ici c’est que si nous ne renversons pas aussi les autels dédiés à ces idoles, il y a de fortes chances que d’autres idoles viennent s’y installer. Nous devons faire en sorte que le temple de notre vie soit occupé par le Seigneur, et non par des idoles. Donc après l’extermination des idoles, ce doit être au tour des autels. Les autels ce sont les espaces que nous construisons en nous pour « l’objet de notre amour », notre passion. Dieu veut se réapproprier le lieu du sacrifice dans nos vies. Les autels qui ont servi à allumer des feux étrangers doivent être renversés. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme.. L’âme comparée à l’autel des parfums dans le Tabernacle, est le lieu où l’homme offre le sacrifice à celui qu’il vénère (Cf. L’échelle de Jacob § Autels et Sanctuaire). Le but du Seigneur au bout, est de nous faire rentrer en possession de ce territoire de nos vies particulièrement convoité par l’ennemi ; ce n’est pas un hasard si l’accent est mis sur le salut de l’âme alors que le Seigneur rachète notre être entier corps âme et esprit. Oui le butin du puissant doit lui échapper ! La capture faite sur le juste devra lui être enlevée ! (Esaïe 49/ 24-25). De qui nos membres seront-ils désormais les serviteurs, de la justice ou de l’iniquité ? Quel feu brûlera sur notre autel ? Notre corps et nos membres seront-ils livrés en sacrifice vivant pour le Seigneur ? C’est grâce à la réappropriation des autels que nos membres sont en mesure de ne plus fonctionner comme avant, mais conformément à Romains 12/1 (le culte raisonnable). Et cela passera par une rééducation qui engagera notre volonté : c’est notre part que le Seigneur ne fera pas à notre place. Celui qui mentait auparavant n’utilisera plus sa bouche comme avant Col. 3/ 9 : « Ne mentez pas les uns aux autres ». Idem pour celui qui calomniait : Col 3/ 8). Ce sont là des ordres qui impliquent une action de notre part (renoncez, ne mentez plus). Sur l’autel réapproprié brûlera désormais un feu de consécration qui transformera nos membres d’instruments d’iniquité en instrument de justice.


Des villes restaurées dans une identité rachetée


Rappelons le nom de ces villes appartenant auparavant aux 5 rois. Il s’agit de :

Jérusalem qui signifie Résidence de Paix : sous l’autorité d’ Adoni-Tsédek (seigneur de justice).

Hébron qui signifie Ligue, association alliance sous l’autorité d’Hoham : (celui que l’Eternel force).

Jarmuth qui signifie « une hauteur » sous l’autorité de Piream (comme un âne sauvage).

Lakis qui signifie invincible, obstiné : sous l’autorité de Japhia (splendide, brillant).

Eglon qui signifie Cercle, enfermement : sous l’autorité de Débir (à l’arrière, retiré).

Notons qu’avant de prendre ces villes, Josué conquiert d’abord deux villes qui n’appartenaient pas à ces 5 rois ; il s’agit de Makkéda puis de Libna.

-Nous avons vu que Makkéda signifie « lieu des bergers ». C’est un lieu qui avait aussi besoin d’être conquis pour être libéré, réapproprié afin ne plus être souillé par des puissances spirituelles d’asservissement. Il y a besoin d’une réappropriation de l’idée que nous nous faisons de nos rassemblements et de ce qu’est un berger selon le cœur de Dieu. Le Seigneur doit faire un nettoyage dans le cœur de nombre de bergers chargés de faire paître le troupeau, de sorte que l’église ne puisse plus être un refuge confortable pour des tourmenteurs spirituels, que les brebis ne soient plus la proie de ravisseurs (Ez.34). L’affranchissement du troupeau suppose un travail profond d’affranchissement dans la vie des bergers. Un berger ne peut vous faire paître correctement si lui-même est sous l’emprise de l’ennemi…

-Quant à Libna, il signifie « blancheur » ou « transparence » : Dieu doit aussi préparer le terrain pour que l’ennemi ne puisse plus rien trouver dans nos vies qui lui donne un droit. N’oublions pas qu’au départ, les 5 rois sont venus attaquer non pas les Israélites directement, mais Gabaon le peuple avec qui Israël avait fait alliance sans avoir recherché la pensée de Dieu. Ce peuple avait rusé pour parvenir à ses fins. Nous devons laisser le Seigneur préparer le terrain pour qu’une fois restaurés dans nos territoires, l’ennemi ne puisse rien trouver en nous qui lui donne un droit légitime de nous attaquer. Nous devons pour cela marcher en toute transparence, recherchant la lumière de Dieu dans toutes nos décisions.

Dieu va plus loin que la conquête des villes souillées par l’ennemi ; Il veut aussi « reconstruire » le caractère de ces villes selon Sa pensée. La bible montre en de nombreux endroits à quel point l’identité est marquée par le nom et nous avons vu comment le caractère de chacune de ces villes était en phase avec le caractère de son roi. Aussi le changement de propriétaire et d’habitant devra marquer l’identité ; celle-ci aussi devra être rachetée et purifiée. Lorsque vous vous lavez il vaut mieux changer de vêtement si vous ne voulez pas véhiculer l’odeur du vêtement souillé.

Ainsi Lakis (invincible, obstiné) : au lieu de refléter le caractère de son ancien roi symbolisant l’orgueil (Japhia = splendide, brillant), est appelée à devenir une habitation d’humilité reflétant la splendeur du Roi des rois, avec un « caractère » souple (et non obstiné=signification du nom Lakis) entre les mains de Dieu. C’est à ce prix que Dieu pourra en faire une place forte impénétrable pour son ancien propriétaire ou tout autre intrus. Dieu résiste aux orgueilleux mais fait grâce aux humbles.

De même, Eglon (cercle, enfermement) roi : Débir) devra devenir un lieu ouvert et non plus fermé, où Dieu puisse se mouvoir en toute liberté ; un lieu où la lumière pénètre à grand flot pour ne laisser aucune zone sous le contrôle de l’adversaire.

Hébron (ligue alliance, association) roi : Hoham ; est appelée à devenir un lieu de véritable communion fraternelle centrée autour du Seigneur Jésus-Christ, et non plus une ligue ou association conviviale où la voix et la pensée du peuple remplace la voix et la pensée de Dieu; cette ville reconquise devra devenir un lieu où aucune place n’est laissée à la ruse ou au faux semblant, un lieu où le zèle pour le Seigneur embrase les cœurs au point que Dieu n’ait besoin de forcer quiconque à marcher avec lui et pour lui (Hoham = que l’Eternel force).

Deux villes restent cependant absentes de la liste des villes reconquises par Josué, il s’agit de Jarmuth et de Jérusalem qui pour sa part sera conquise bien plus tard,  car même s’il y a eu plusieurs attaques concernant cette ville (Juges 1/8) elle ne fut véritablement conquise de façon définitive que par le roi David. Par ailleurs le livre de Josué précise que toutes les villes ne furent pas conquises par les Israélites du vivant de Josué. Mais en dehors d’une pédagogie de Dieu dont nous parlerons plus loin, il y a eu aussi une succession d’échecs du peuple qui en ayant conquis certaines villes ne réussit jamais à en chasser totalement les habitants conformément aux instructions du Seigneur ; et le livre des Juges décrit les conséquences de cette désobéissance : la cohabitation des autels dans le pays fut un drame constant pour le peuple.


Le principe des 5 puissances asservissantes

Les 5 rois avaient été exécutés du temps de Josué, pourtant après la mort de celui-ci, le peuple se retrouvera à devoir combattre 5 autres rois ; mais il s’agira cette fois de 5 rois Philistins et non plus Amoréens. Dieu avait auparavant parlé à Josué de ces 5 chefs philistins dont les territoires resteraient encore à conquérir : Josué 13/ 1 à 3 : « Le Seigneur lui dit : « te voilà devenu vieux, et pourtant il reste une part considérable du pays à conquérir : les territoires des Philistins et des Guéchourites… là se trouvent les 5 princes philistins qui dominent sur Gaza, Asdod, Ascalon, Gath, et Ecron. ».

Le livre des Juges donne des précisions quant à la raison pour laquelle ces rois n’avaient pas auparavant été dépossédés du vivant de Josué : « L’Éternel laissa subsister dans le pays les nations qu’il n’avait pas livrés à Josué ; il ne se pressa pas de les chasser. Il les laissa subsister dans le pays pour mettre à l’épreuve les Israélites qui n’avaient pas participé aux guerres pour la conquête de Canaan. Il voulait que les nouvelles générations, du moins celles qui ne s’étaient pas encore battues apprennent à faire la guerre ». Notons bien que les nations dont il est question dans ce passage ne sont pas celles que Dieu avait livrées à Josué et que le peuple n’avait pas réussit à assujettir, mais celles qu’Il ne leur avait pas livrées dans un premier temps, car Dieu fait ce qu’il dit, Il est fidèle en tout ce qu’Il promet.
Il y a néanmoins dans ce passage, quelques aspects importants que nous devons saisir pour ne pas nous laisser décourager lorsque les choses ne se passent pas comme nous l’avons espéré.

Premièrement,

Dieu ne nous libère pas toujours en une fois de tout ce qui nous oppresse. Et cela est normal, car s’il le faisait nous ne serions pas en mesure de le supporter. De plus, cela ne nous serait pas forcément « bénéfique ». Lorsqu’Il dit à Moïse (Deutéronome 7/22) qu’Il déposséderait les nations en les chassant devant eux, il prend soin de lui préciser qu’Il le ferait peu à peu : « vous ne pourrez pas les exterminer d’un seul coup, sinon les bêtes sauvages se multiplieraient à vos dépens ». Un terrain vague (vide) non ensemencé attire les animaux sauvages (friche) : Si vous prenez un territoire vous devez aussi l’occuper, le remplir correctement ne pas le laisser vide sinon la place reste libre pour le retour de l’ancien occupant. C’est pourquoi du temps de Josué Dieu n’a pas livré sur une période tous les territoires de la terre promise. Le peuple devait croître en stature intérieure dans la présence de Dieu parallèlement à la prise de possession du territoire ; d’ailleurs les deux sont allés de pairs de telle sorte que chaque fois que le peuple perdait en stature intérieure devant Dieu, il se faisait déposséder par ceux qu’il avait dépossédés auparavant ; aussi ne soyons pas étonnés qu’il puisse en être de même pour nous.

Deuxièmement,

Des villes libérées peuvent se trouver à nouveau sous occupation des méchants habitants du passé. Il faut bien insister sur ce point car souvent il y a une incompréhension qui pousse à mettre des gens sous un joug en disant que si les mêmes choses reviennent dans leurs vies c’est pour telle raison liée à un manque de foi ou de pureté. Là dans ce domaine, il est bien question d’une marche par la foi certes, mais d’une marche ; donc il n’est pas question d’un instant t où les choses demeurent figées ; nous nous trouvons aussi dans le contexte du « si vous demeurez en moi » c’est un principe qui se vérifie constamment dans les Écritures, or nous ne marchons pas toujours en « demeurant » ; mais Dieu le sait et nous rejoint là où nous nous arrêtons pour nous aider à repartir avec Lui c’est comme un enfant qui apprenant à marcher chute et se relève. C’est à cause de cela que nous voyons qu’il est à nouveau question de 5 rois (philistins) combattant les Israélites au temps où Samson était juge : le principe des 5 rois est à nouveau là ; pour nous apprendre à vaincre, Dieu nous ramènera sur le terrain de nos échecs pour avoir à confronter le même genre d’adversaire autant de fois que nécessaire. Ces 5 rois furent tués par Samson entre les deux colonnes du temple de Dagon (Juges 16/27) ; pourtant de nouveau nous retrouverons plus tard la mention de « 5 rois » (Philistins) lorsque l’arche de l’alliance fut capturée par les Philistins (1 Samuel 6). Et c’est normal cette occurrence des 5 entités car ces 5 sont établis sur des territoires spirituels précis qui reflètent leur caractère nous l’avons vu; chaque fois que le peuple de Dieu perd ces territoires conquis, ceux-ci retournent au pouvoir de rois présentant leur caractère (le roi est mort vive le roi !). Ce principe nous devons bien le comprendre et Jésus l’avait illustré en Matthieu 12/44-45 : « Lorsque l’esprit impur sort d’un homme, il va par les lieux arides cherchant du repos et il n’en trouve point. Alors il dit : je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti, et quand il arrive il la trouve vide, balayée et ornée ; il s’en va et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui ; ils entrent dans la maison, s’y établissent et la condition de cet homme est pire que la première… ». C’est l’état de friche spirituelle où les bêtes sauvages se multiplient dans le pays.

Nous sommes en guerre et nous n’avons pas le choix : soit nous sommes des vainqueurs soit nous sommes des vaincus ; notre seule marge de manœuvre est de marcher de victoire en victoire car en réalité c’est bien cela la vie en Christ : une marche et non pas un événement. Pour garder la victoire acquise, nous devons constamment nous battre afin de maintenir le territoire sous notre occupation en nous assurant que la maison ne soit pas juste balayée et ornée mais aussi occupée c’est rien d’autre que la marche normale du chrétien. Et en effet, dans ce texte où Jésus parle du retour de l’esprit impur, nous avons la mention étonnante «ornée » : on pourrait se demander comment elle peut à la fois être vide et ornée; cela veut dire qu’elle est « occupée » par quelque chose qui ne la remplissant pas correctement laisse la place libre pour le retour des anciens occupants et c’est ce qui faisait que régulièrement Israël se retrouvait attaquée puis vaincus par 5 rois. On peut dire que tant que l’Esprit de Dieu ne remplit pas le temple de nos vies, celui-ci reste vide et libre pour être occupé par autre chose. La maison ne doit pas restée vide : le nouvel homme doit l’occuper.

Les 5 : l’harmonie divine ou la déstabilisation de l’adversaire

J’aimerais revenir sur le fait que ces puissances spirituelles à combattre soient au nombre de 5. Le chiffre 5 symbolise l’harmonie en ce qui concerne l’humanité : l’harmonie de l’épouse de Christ menée à la perfection pour atteindre la stature parfaite du Jésus-Christ, est réalisée grâce aux 5 ministères veillant à son édification (Éphésiens 4). L’harmonie de l’humanité est symbolisée par les 5 doigts de la main, les 5 sens, les 5 orteils du pied. 

Les 5 doigts de la main nous permettent d’appréhender des choses dans l’action et les 5 orteils du pied permettent l’équilibre de tout le corps. Les 5 ministères pour l’édification du corps agissent comme les 5 sens dans le corps : les uns permettent au corps de Christ d’appréhender correctement le monde spirituel là où les autres permettent au corps humain d’appréhender correctement le monde matériel. L’ennemi cherche constamment à désorganiser cette harmonie voulue de Dieu en tentant de nous faire tomber dans la marche afin que nous ne puissions pas entrer dans le territoire de notre promesse. Il attaque nos yeux d’abord c’est pourquoi Paul prie pour les yeux des Éphésiens soient illuminés. Sans une vision spirituelle cohérente du ministère de Christ envers son Corps, et de son Corps, l’église est paralysée ou déstabilisée. 

Pour affaiblir leur victimes les 5 puissances d’asservissement spirituelles tentent aussi la déstabilisation dans la marche en s’attaquant à leurs pouces des pieds et des mains : il est dit en Juges 1/ 7 que Adoni-Bések avait coupé les pouces des pieds et des mains de 70 rois dans le but de les garder dans la défaite.

Elever le Javelot de la victoire et tirer la flèche de délivrance

Je vous ai fait répéter : « Je poursuis mes ennemis, je les atteins et je ne reviens pas avant de les avoir exterminés ». C’est parce que nous devons prendre conscience que la victoire n’est pas totale si nous n’allons pas au bout de la bataille. La Bible fait mention des échecs du peuple parce qu’eux aussi renferment des leçons pour nous. Autant le livre de Josué est un livre de leçons concernant la guerre et la victoire, autant le livre des Juges renferme des échecs et les leçons que nous pouvons en tirer. Mais du temps de Josué aussi le peuple a connu des échecs. Rappelons qu’au début du livre de Juges est rapporté le fait que les tribus d’Israël n’avaient pas réussi à soumettre complètement tous les peuples ennemis contrairement à ce que Dieu leur avait demandé. Souvent nous nous arrêtons en chemin dès les premiers signes de la victoire, étant déjà satisfaits de peu alors que Dieu désire nous mener bien plus loin selon Son plan et non selon nos conceptions de Son plan. Sa volonté est que nous apprenions à régner en entrant pleinement dans notre vocation céleste en Jésus-Christ : ce sont les prérogatives de la citoyenneté céleste. Mais souvent nous passons à côté par manque de persévérance et de vision spirituelle. Soyons comme Josué lors de la conquête d’Aï, élevant le javelot de la foi : il est dit en Josué 8/26 « Josué garda sa lance brandie en direction d’Aï jusqu’à ce que la population entière soit détruite. »

Gardes-tu ta lance brandie jusqu’à la victoire totale contre tes ennemis ?

Ou te contentes-tu d’une demi-victoire, sachant qu’une demi-victoire est aussi une demi-défaite ? Ne soyons pas de ceux qui relâchent la pression dans le combat dès les premiers signes de commencement d’exaucement. N’avez-vous pas remarqué que des victoires qui vous semblaient acquises sont parfois comme remises en cause ? C’est parce que vous n’êtes pas allés au bout. Ne baissez pas les bras tant que le Seigneur ne l’a pas ordonné. Souvenez-vous du roi à qui Elisée avait dit de tirer une flèche de délivrance, il lui avait dit de frapper après cela ; et le roi avait frappé 3 fois puis s’était arrêté (2 Rois 13. 15 à 19) : « Elisée était atteint de la maladie dont il mourut ; et Joas, roi d’Israël, descendit vers lui, pleura sur son visage et dit Mon père ! Mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! Elisée lui dit : Prends un arc et des flèches. Et il prit un arc et des flèches. Puis Elisée dit au roi d’Israël : Bande l’arc avec ta main. Et quand il l’eut bandé de sa main, Élisée mit ses mains sur les mains du roi, et il dit : Ouvre la fenêtre à l'orient. Et il l'ouvrit. Élisée dit : Tire. Et il tira. Élisée dit : C'est une flèche de délivrance de la part de l'Éternel, une flèche de délivrance contre les Syriens ; tu battras les Syriens à Aphek jusqu'à leur extermination. Élisée dit encore : Prends les flèches. Et il les prit. Élisée dit au roi d'Israël : Frappe contre terre. Et il frappa trois fois, et s'arrêta. L'homme de Dieu s'irrita contre lui, et dit : Il fallait frapper cinq ou six fois ; alors tu aurais battu les Syriens jusqu'à leur extermination ; maintenant tu les battras trois fois. ».

Dieu met à ta disposition aujourd’hui une flèche de délivrance, qui est une flèche d’extermination. Mais à toi de frapper maintenant. Combien de fois vas-tu frapper ? Dieu dit qu’il ouvre à celui qui frappe ; il te fait monter au trône pour te donner les clés du royaume des cieux, la clé de domination, la clé de la victoire; mais vas-tu être persévérant dans ta façon de frapper ? Il en sera selon ta persévérance. Persévérons jusqu’à la victoire totale. Ne nous décourageons pas aux premières difficultés. Le Seigneur le sait que les difficultés sont là; Il savait que la conquête du pays promis allait être éprouvante, c’est pourquoi Il avait dit à Josué « fortifie toi et prends courage ! Fortifie-toi ! Dieu ne nous demande pas de faire quelque chose pour laquelle Il ne nous a pas donné la force ou le courage. Cependant cette force peut ne servir à rien si nous ne la mettons pas en œuvre, Fortifie-toi ! 

Dieu donne des flèches de délivrances à plusieurs. Qui les saisira pour sa vie?

Eliane Colard





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2 commentaires:

  1. Quel texte !!! Pour ma part, je suis très encouragée par tout ce qu'écrit Eliane Colard en général, et encore plus particulièrement ici.
    Jean-Luc, pour info : j'ai mis ton lien sur mon blog pour que ce texte puisse aussi éclairer mes visiteurs. Tu as été vraiment bien inspiré en le mettant, et je suis certaine qu'il va en bénir beaucoup.
    Sois béni toi aussi cher Jean-Luc !
    milliearuna

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  2. OUI JE L'ai egalement mis sur mon blog un texte riche et tres interessant merci beaucoup bien inspiré! vivi un regal

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