samedi 17 mars 2012

« Calculer » ou exprimer son choix ?



J'ai compilé ici plusieurs réflexions que j'avais partagées sur un blog chrétien à propos du « signe de la Bête » et du  « calcul » de son nombre.

Concernant les connaissances spirituelles, il ne me semble pas qu’il soit très sain de chercher à en savoir davantage que ce que nous pouvons mettre en pratique quotidiennement, sinon nous risquons l’embonpoint spirituel, avec les risques nombreux que comportent une charge pondérale (C.P.S. pour Charge Pondérale Spirituelle) dans ce domaine (1 Cor. 8 : 1.)… Et comme des élections approchent en France, c'est peut-être le bon moment de voir ce que le livre de la Révélation nous dit concernant le « vote utile ».


Pour préciser un peu ma pensée, je copie/colle deux réponses que j’avais donné sur un fil où il était également question de prospective eschatologique :

[[[Pour le « calcul » du « nombre de la Bête », il est important de rester au plus près du Texte grec. Car ce nombre n’y est pas écrit en chiffres, mais en lettres. Il ne s’agit pas du célèbre 666 de la littérature satanique (repris par beaucoup d’ouvrages « horoscopes chrétiens »), mais bien de « six cent (hexakosloï) + soixante (hexekonta) + six (hex) ». Trois MOTS différents (et non pas trois CHIFFRES semblables) qui s’ajoutent l’un à l’autre et qui représentent eux-même une somme, puisqu'en grec comme en hébreu les lettres sont également des chiffres. Attention! Ne sautez pas trop vite sur vos calculettes, car si ces choses sont effectivement écrites d’avance, elles ne se dévoileront réellement qu’après leur accomplissement.

D’autant plus que dans ce Texte, le verbe qui est traduit dans nos Bibles par « calculer », a aussi un autre sens moins mathématique et plus électoral (même si les deux se rencontrent…), puisqu’il signifie également : « voter », « apporter son suffrage » (littéralement « apporter son caillou », car les grecs votaient avec des cailloux de différentes couleurs, sur lesquels étaient écrits les noms des candidats. Voir Actes 26: 10 et Apoc. 2: 17.)… ce qui peux donner un tout autre sens à l’ensemble de cette révélation précise contenue dans ce Livre, sans forcément éliminer le côté mathématique!]]]

« Apporter son suffrage » c’est apporter personnellement et communautairement le pouvoir de gouverner à celui pour lequel on donne son vote. C’est (peut-être) apporter sa pierre (ou sa brique) à la Tour qui veut s’élever orgueilleusement jusqu’à Dieu, au lieu de L’accueillir quand Il descend humblement jusqu’à nous et qu’Il nous ouvre un autre Porte, plus étroite, beaucoup plus basse, mais qui va dans la bonne direction de la vie de l'éternité (Mat. 7 : 13-14.)…

Personnellement, je crois que les chiffres, ainsi que les outils pour les articuler entre eux afin de s’élever dans la connaissance, sont une nouvelle langue mondiale qui cherche à reprendre l’édification de la tour de la « porte de dieu » (« Bab-El » en araméen), qui avait été arrêté par l’Éternel en confondant les langues. Nous pouvons constater que les chiffres et leurs calculs sont le langage universel qui domine les relations actuelles entre les gens et les peuples, et je me demande s’il ne serait pas plus sage de ne pas trop chercher à jongler avec ça. Aussi bien dans le domaine spirituel, que dans le domaine affectif.

Comme le dit la sagesse populaire : « quand on aime, on ne compte pas ! » 


Que celui qui a de l’intelligence « calcule »... ou... « apporte son suffrage »(Apoc. 13 : 18.)

Comme je le précisais ailleurs, l'aspect sur lequel je cherche à mettre l’accent c’est la différence de nature et de dynamique que nous pouvons relever entre le Règne de l’amour désintéressé de Dieu en Jésus Christ auquel Il veut nous faire participer, opposé au règne égoïste et calculateur vers lequel nous entraîne l’ennemi des âmes. Il me semble que c’est sur ce registre (qui est toujours le même depuis les débuts de l’histoire humaine) que nous pouvons comprendre qu’avant d’en arriver à un « vote », le combat se situe fondamentalement dans notre coeur, entre deux tendances que Paul explique très bien dans l’épître aux Galates au chapitre 5.

En ce qui concerne l’action « d’apporter son caillou » (grec « psephiso ») dans Apoc. 13 : 18, il me faudrait préciser ma pensée. Je ne pense pas que cela veuille dire que celui qui a du bon sens va « voter pour la Bête », mais plutôt qu’il va comprendre qu’il y aura un choix à exprimer dans ce moment où les peuples seront appelés à montrer par un vote leur accord majoritaire (le « nombre ») à l’intronisation de « l’homme d’iniquité », et de la pensée bestiale (inhumaine) qui l’animera. On a déjà vu, avec l'élection d'Adolf Hitler en Allemagne dans les années 30, une répétition grandeur nature de ce que peut donner cette dynamique électorale perverse...

Même si ces choses sont voilées jusqu’à leur réalisation, nous pouvons en tout cas en comprendre qu’il y aura à ce moment là un vote truqué, qui ne laissera pas d’alternatives ni de choix réels entre la justice et l’iniquité (ce qui, jusqu'à un certain point, correspond déjà aux votes politiques actuels…). Mais pour ceux qui au travers des épreuves de leur vie seront restés fidèles aux commandements d’amour désintéressé du Christ, l’Écriture nous apprend que l’Esprit de Dieu Lui-même donnera à ces vainqueurs un « bulletin de vote lumineux » (en grec « psephos leukos », traduit dans nos Bibles par « caillou blanc ») qui les amènera à exprimer leur choix (leur « vote ») sans que le monde n’y comprenne rien, sinon ceux qui auront de l’intelligence (Dan. 12: 10.).

En résumé, nous pouvons comprendre que certains voteront pour la Bête, mais que « ceux qui ont du bon sens » sauront résister en face (Es. 50 : 7.) et apporteront un « suffrage » étonnant qui ne sera compris que de ceux qui auront reçu cette façon d’exprimer leur foi. Ce « suffrage lumineux » leur aura été inspiré par l’Esprit de Christ qui aura établi sa victoire à travers eux « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises: A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou lumineux (« psephos leukos »); et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit. » (Apoc. 2 : 17.)

Ce qui me semble important, c’est que ce « caillou lumineux» (un « choix évident »?) sera donné « à celui qui vaincra » et pas aux autres ! Il permettra de « d'exprimer son suffrage » pour un « Nom nouveau » qui ne sera connu que de ceux qui en auront reçu la révélation. Cette expression de reconnaissance de l'Autorité Suprême ne sera comprise que de ceux qui connaîtrons le Nom. Les autres s'enfonceront dans le mal et n'y comprendront rien (Dan. 12 : 10.). Combattons dans la foi pour faire partie des vainqueurs et ne pas nous trouver, lors du choix de l’intronisation de « l’homme d’iniquité », démunis et suivant aveuglément le reste des peuples attirés dans le culte du gain institué par la divinité de la rentabilité (Mammon) (1)

Jean-Luc B

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(1) Concernant Mammon, le dictionnaire Wesphal en donne une définition intéressante : « St Augustin dit: lucrum punice Mammon dicitur, c’est-à-dire que CE MOT EN PHÉNICIEN DÉSIGNE LE GAIN; il semble que c’est dans ce sens que nous devons l’entendre. Mammon, c’est la richesse qui provient du commerce, des affaires, et non des biens héréditaires; c’est donc l’esprit de lucre que Jésus condamne, cette soif d’acquérir, de s’enrichir qui, née de la convoitise et du mécontentement de son sort, pousse l’homme à y consacrer toutes ses forces et ses pensées et risque de l’entraîner à des actes coupables. Mammon, c’est moins la richesse que le désir, la poursuite de la richesse; c’est bien le mal de notre siècle. »


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