samedi 26 juin 2010

Fléau, meule, pressoir et autres instruments d'écrasement.






Je me suis longtemps demandé pourquoi le Christ avait choisi le pain et le vin comme « signe » de la communion des croyants avec leur Seigneur. Aujourd'hui, je ne suis pas sûr d'avoir tout compris, mais j'ai cependant approché d'un peu plus près la signification de ces « emblèmes » et le sens que leur consommation et leur partage devrait avoir dans nos vies.

Le pain.

Sans que nous en ayons vraiment conscience, le pain nous parle, de la FAÇON dont s'établit la communion entre les enfants de Dieu.

Dans la Bible nous sommes parfois comparés à des grains de blé. Malheureusement, différents courants de théologie actuels nous font croire qu'il suffirait de rassembler les graines dans un grenier unique pour que, comme par miracle, nous devenions un seul corps. Cette forme de pensée a aujourd'hui un certain succès dans ce qu'on appelle « le mouvement œcuménique », mais aussi dans toutes les fédérations et rassemblements d'églises qui prétendent faire l'unité à partie d'un regroupement. Mais il est malheureusement facile de constater que ce genre d'agglomérat (ponctuel ou institutionnalisé) ne crée pas une véritable communion, chacun gardant sa « spécificité »...

En fait, nous savons tous qu'il est impératif de passer par tout un processus bien établi pour que des graines deviennent un pain que nous pourrons rompre et partager. Il faudra d'abord que les épis, après avoir été coupés de leurs racines, passent sous les coups du fléau et du van, qui sépareront le grain de la balle. Puis il sera nécessaire que chaque graine soit écrasée et broyée jusqu'à ce qu'elle perde complètement sa spécificité et son originalité tout en gardant sa substance, pour pouvoir parvenir à l'état de farine.

dimanche 20 juin 2010

Urgent : Un couple de chrétiens iraniens condamnés à mort.

Sources : Église d'Iran; Blogdei.com et france-israel.org


La situation en Iran évolue rapidement, sans susciter l’indignation des agences internationales de Droits de l’homme, avec l’arrestation et la menace de condamnation à mort d’au moins 9 nouvelles personnes.

Le pasteur Behrouz Khandjani (surnommé « Marco ») a été arrêté mercredi alors qu’il se rendait à Chiraz (sud du pays) pour y présenter sa défense. Ses défenseurs soupçonnent un piège tendu par la police politique qui, en contradiction avec la Justice, réclame des mesures exemplaires.

Ce vendredi, c’est son épouse, Fatemeh Tork Kojouri qui a été arrêtée avec 7 autres membres de leur église, un jeune mouvement pentecôtiste nommé Église d’Iran. Le mouvement craint de nouvelles arrestations.

mercredi 16 juin 2010

Comment entrer dans la Terre Promise ?

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Je dirai d'abord, que cette vie bénie ne doit pas être considérée comme une chose que l'on atteint, mais plutôt que l'on obtient. Nous ne pouvons pas la gagner, nous ne pouvons pas grimper pour y parvenir, nous ne pouvons pas non plus la remporter. Nous ne pouvons rien faire, si ce n'est de la demander et de la recevoir. C'est le Don que Dieu nous fait en Jésus Christ. Lorsqu'on parle de Don , la seule chose que peut alors faire celui qui doit le recevoir, c'est de le prendre et de remercier ensuite Celui qui l'a donné.


Parlant d'un don nous ne disons jamais : '' Regardez ce que j'ai réussi à avoir'' pour nous vanter de notre habileté et de notre sagesse. Nous disons plutôt : '' regardez ce que l'on m'a donné'' et nous insistons sur l'amour, la richesse et la générosité de celui qui nous l'a donné. Tous les éléments qui composent notre salut relèvent d'un Don. D'un bout à l'autre, Dieu est le Donateur et nous sommes ceux qui reçoivent. Les plus grandes promesses ne sont pas faites à ceux qui accomplissent des exploits, mais à ceux qui ''reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice''.

C'est pourquoi toute âme qui veut entrer dans l'expérience pratique de cette vie intérieure, doit se placer dans une attitude réceptive , en reconnaissant pleinement le fait qu'il s'agit du Don que Dieu fait en Jésus Christ et qu'aucun effort ou oeuvre personnelle ne peut permettre de l'obtenir.

vendredi 11 juin 2010

MOUSTAFA

La conversion d'un musulman à Christ a parfois un prix élevé.

Une Bible et un Coran étaient ouverts sur le bureau. Un homme dans la trentaine caressait sa barbe noire en considérant les textes.

- C'est incroyable, marmonna-t-il.
La fenêtre était ouverte et le bruit de la circulation montait jusque dans l'appartement de Moustafa. Il semblait particulièrement sensible aux sons qui constituent normalement un bruit de fond subconscient. Les voitures, les autobus et les camions avaient chacun un klaxon à la mélodie différente et leurs bips et autres beuglements composaient une sorte de symphonie. 

Il pouvait presque deviner l'humeur de chaque conducteur, dont la gamme s'étendait entre les petits coups amicaux jusqu'aux longs rugissements courroucés, ce qui d'ailleurs ne semblait pas changer grand-chose au grondement constant de la circulation qui essayait de s'écouler dans les vieilles rues étroites de la cité. On aurait parfois dit que chaque véhicule klaxonnait de déplaisir de devoir attendre encore trente secondes avant d'avancer de quelques mètres. La chaleur oppressante de l'été n'était pas encore descendue sur le pays du désert, et le ventilateur au plafond de Moustafa tournait doucement à bas régime. 

L'appel à la prière du muezzin résonna depuis la mosquée de l'université à quelques centaines de mètres. Il assistait souvent à la prière du soir, et continuait avec les réunions de sa confrérie des Frères Musulmans.

dimanche 6 juin 2010

SALIM







Entre deux mondes

« Jamais je n'oublierai la chapelle du Séminaire Théologique Baptiste de Ruschlikon, en Suisse, qui a été mon église pendant ces trois années. Elle a quatre entrées. Les gens viennent de partout et entrent ainsi par les quatre coins de l'église. Une fois à l'intérieur; ils sont réunis dans un seul et même bâtiment. Quand vous levez les yeux, vous voyez qu'une fenêtre en verre fait office de plafond. La salle est ainsi éclairée par la lumière du ciel nous rappelant qu'en Christ, nous sommes un, puisq'Il est la lumière du monde. »


Suhail Ramadan
&conciliation Through Unification (Réconciliation au Moyen d'Unification)



Sur bien des plans, nous n'aurions pu choisir une période plus intéressante pour voyager au Proche-Orient. Cette année, trois grandes fêtes religieuses coïncident: Noël, Hanoukka - la fête juive des lumières - et le Ramadan -les trente jours du jeûne musulman.

Il est choquant de se balader dans Bethléem le soir du réveillon et de voir tous ces arbres décorés et ces Pères Noël en plastique dans les boutiques. D'ailleurs, alors que je descends vers la Place de la Nativité où des chorales chantent leurs traditionnels hymnes de Noël, je me retrouve entourée d'enfants déguisés en Père Noël qui agitent de petites clochettes. La ville est noire de monde et pas seulement de touristes.